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Mercy, pseudo-infirmière et paumée asociale à temps complet [Terminé]

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Mercedes Saldaña-Llevora
080346 "Virujin Mali"
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MessageSujet: Mercy, pseudo-infirmière et paumée asociale à temps complet [Terminé] Sam 13 Fév - 15:44

Nom : Saldaña-Llevora. La vieille tradition hispanique, nom de la mère, nom du père… Cherchez pas, de toute façon, ça ne vous intéresserait pas.
Prénom : Mercedes. Oui, comme la voiture, c’est ça. Non, non, vous inquiétez pas, on me la fait tous les jours… Mercedes, Paloma, Lupe, pour être exacte. Les prénoms de mes grands-mères, cette fois. Je vous le dit, j’ai été gâtée à la naissance. Mercedes Paloma Lupe Saldaña-Llevora. Comprenez que je préfère qu’on m’appelle tout simplement « Lupe ».
Matricule : 080346
Âge : Trente-sept ans, cinq mois et environ une vingtaine de jours. Ca ira niveau précision ?
Sexe : Avec un prénom pareil, vous seriez encore foutu de vous planter ? J’ai une tronche à m’appeler Pablo ? Bon.
Féminin. Et non, pas besoin de vérifications, j’en suis sûre.
Date de naissance : Il y a longtemps. 19/10/73.
Origine : Quérido, j’ai vraiment l’air d’une suédoise ? Réfléchis, le teint olivâtre et les cheveux corbeau, ça vient pas des quatre coins du monde.
Amérique latine ? Oui, c’est ça, t’es pas loin. Allez, je t’aide.
Colombienne. Plus quelques apports mexicains du côté de mon padre, et le caractère de merde qui va avec.

Histoire : Je suis née au beau milieu de nulle part. Un petit village colombien paumé, près de la frontière avec l’Equateur et le Pérou, en plein dans la zone occupée par les Farcs. C’était pas encore ce qu’on peut appeler la guerre civile à l’époque, mais c’était déjà bien le bordel. Peut-être que si j’étais née ailleurs je ne serais pas là à vous raconter ma vie, mais bon. Trop tard, à quoi bon regarder en arrière de toutes manières. Bref. C’était pas spécialement le paradis là-bas, vous vous en doutez bien : entre la misère et les conflits incessants… Papa et maman paysans, passant leurs journées à bosser aux champs sous un soleil de plomb et l’humidité. Le job de rêve quoi. J’ai été la première d’une longue fratrie : ont suivi deux frangins, des jumeaux, nés à à peine dix-huit mois d’écart. L’un des deux est mort du paludisme pas longtemps après. Ca m’a pas beaucoup touchée remarque, j’avais quoi, un peu plus de deux ans. Un peu trop jeune pour comprendre. Restait Antonio, donc. Ensuite il y a eu Paola, Carmen et Luisa. Fausse-couche pour le dernier, faut croire que ma mère avait pas trop de chance avec les garçons. J’ai sept ans d’écart avec Luisa. C’est dire s’ils ont pas chômé. En tous cas, on a tous grandit à peu près correctement (je peux me permettre d’utiliser ce verbe vous croyez, vu ma taille ?), courant, braillant… Travaillant.
Pas le temps pour l’enfance lorsqu’on est pauvre, j’ai filé aider mes parents dans les plantations de café. J’avais quoi, dix ans. Antonio a suivi pas longtemps après. Paola a eu plus de chance que moi, si on peut dire : ma mère a réussi à lui trouver un job dans la petite entreprise du coin. Remarque, au fond, pas sûre que ça soit mieux que les plantations ; elle travaillait à l’abri du soleil, d’accord, mais perso, passer mes journées à trier et emballer des fleurs à la chaîne, ça m’aurait rendue dingue. Puis le risque du tétanos, aussi. Bref. J’ai tenu cinq ans comme ça. Fallait bien aider, puis, mine de rien, c’était important pour moi : mon père était de plus en plus malade, Antonio et moi on se sentait un peu responsables de la famille en fait.

A quinze ans, j’ai craqué. Mon père était mort pas longtemps avant, cancer si mes souvenirs sont bons : faut dire qu’il fumait comme un bombero, un pompier. Au moins un truc qu’il m’aura transmis. Mais c’est pas pour ça que je suis « partie », autant ne pas se voiler la face, ça à rien à voir avec un quelconque traumatisme. Dios mio ce que ça me paraît stupide aujourd’hui… J’étais vraiment trop conne, j’étais adolescente. Mais il y a ce gars qui a débarqué un jour au village, et la nouveauté, ça passait rarement inaperçue. Je suis tombée fooollement amoureuse, c’était l’homme de ma vie, celui qui m’emmènerait loin d’ici, vous voyez le tableau. Je dois avouer qu’il était loin d’être moche, mais il avait surtout l’air riche. Toujours bien habillé, bien portant, poli, il avait quoi, dix-huit, dix-neuf ? Plus vieux que moi en tous cas. Ca a pas empêché grand-chose. Au final, quand j’y repense, je me suis faite avoir, et en beauté. Jeune, aveugle et amoureuse. La cible parfaite. J’ai même pas beaucoup réfléchit quand il m’a proposé de faire partie du réseau. Le topo ? Je faisais la mule, un aller-retour tout frais payé aux USA avec passeport sur mesure, tout ça contre ce que je gagnais en six mois à la plantation.
J’ai accepté. Il m’a longuement bassinée sur les risques, que si je me faisais choper à l’aéroport personne viendrait me chercher, qu’il suffisait qu’un des « huevos », les œufs comme vous dites, en gros des bouts de plastique emplis de coke, casse dans mon estomac et c’était foutu, ça ne m’a pas fait changer d’avis pour autant. On avait trop besoin d’argent, et pour tout vous dire, j’avais trop peur de le voir s’en aller. Complètement dépendante, c’était hallucinant. Si j’avais su que j’en signais pour pratiquement quinze ans de galère.

Le premier voyage s’est déroulé sans accrocs, même si j’étais littéralement morte de trouille dans l’avion. Et j’ai été surprise de voir que j’étais pas la seule à faire ça. On était au moins trois à se faire récupérer à la sortie. Je vous passe les détails. J’ai eu mon fric, retour, je me suis faite tuer : évidemment, je n’avais pas jugé utile de prévenir ma mère. J’ai refusé de lui répondre quand à la provenance de l’argent, mais je crois qu’elle a vite compris. Elle était loin d’être dupe. Et elle a refusé d’insister, au bout de quelques mois. Elle s’est fait une raison, je crois. Pas Antonio. Il a compris bien plus vite qu’elle, et a refusé de m’adresser la parole dès lors. Ca ne m’a pas affectée outre-mesure. De toutes manières, pour moi à l’époque, c’était net : trois-quatre voyages, pas plus. Il y aurait largement de quoi subsister jusqu’à ce que je me trouve un job potable. Antonio ne tirerait pas la tronche bien longtemps, ça lui passerait.
Un type bien, droit, intègre. Pas comme moi. Je sais pas ce qu’il est devenu. Je regrette un peu, au fond. On ne s’est plus jamais reparlé depuis. Parce qu’évidemment, j’ai continué. Merci qui ? Merci Joachim. Mon cher et tendre a gentiment fait pression, histoire de me faire comprendre que non, il était hors de question que j’arrête et qu’ils avaient absolument besoin de moi.
Cabron. Connard. Sombre connard. Evidemment que je pouvais rien lui refuser. J’ai continué.
Ma mère a fini par me foutre à la porte. Elle refusait de me voir et que je revienne tant que je continuais là-dedans et avec Joachim. C’est vous dire si ça m’a rendue furieuse. J’avais l’impression qu’elle ne se rendait pas compte, que tous les risques que j’avais pris, c’était pour elle, pour eux. Rien à foutre. Jetée dehors comme une malpropre.
J’en ai chialé. « Heureusement », Joachim était là pour me soutenir. Sans doute que tout serait redevenu normal s’il m’avait lâchée. Mais non, j’ai continué. Deux voyages, encore. Jusqu’à ce que je découvre que j’étais enceinte : ça a été le drame. Hors de question pour moi d’avorter, de toutes manières, vu les conditions médicales, j’aurais tout aussi bien pu jouer à la roulette russe, ça aurait été pareil. Vous devinez la suite : Joachim s’est tiré, me laissant en plan, moi et mon petit bout de nous.
J’aurais pu réfléchir, à ce moment-là. Dire « stop », arrêter tout, revenir chez moi et m’excuser auprès de ma famille.
Je l’ai pas fait.
Dix-sept ans à peine, et déjà bornée comme pas deux. Je refusais de revenir en larmes, de leur avouer le départ de Joachim et ma grossesse et de leur demander pardon d’avoir voulu les aider. Pas après ça. De toutes manières, ce n’était pas ce que je voulais pour mon gosse : une vie de misère, à trimer sous le soleil, les mains dans la terre et le visage dans la sueur pour un salaire de merde, avec une mère pas même majeure pour l’éduquer. Pour être franche, j’avais honte. Honte de ne pas être capable de lui assurer une enfance et un avenir correct. Et bordel, j’avais peur. Oui, j’avais peur, j’étais morte de trouille même à l’idée de devenir mère. Trop jeune, malgré la drôle de maturité que j’ai pu gagner durant ces deux ans. Pas prête, tout simplement.

Aujourd’hui encore je me reproche la décision que j’ai prise ce jour-là. C’était stupide, complètement fou. Mais j’ai tenté le tout pour le tout : c’était ça ou rien.
J’ai mis sa vie et la mienne en jeu, un ultime voyage. Je suis restée en Amérique. J’avais mon passeport, aussi bidon soit-il, la paye pour la livraison de la drogue : de quoi survivre durant les cinq mois de grossesse restants. Après ça ? Bah, j’aviserais. J’étais complètement détruite à vrai dire, une vraie épave ; Joachim m’avait abandonnée, ma famille me tournait le dos. Je crois qu’en fait, à cette époque, j’aurais pu crever d’une overdose suite à un « accident de transport » que j’en aurais eu rien à foutre. Anéantie je vous dis.
Seulement, c’est pas moi qui ai clamsé.
Lucia, vingt ans. Une grande brune, jolie comme un cœur. Elle faisait souvent des voyages ensemble, c’est elle qui m’a « aidée », pour le job. Surveillée, si vous voulez, c’était un peu comme ma grande sœur en gros. Toujours derrière moi, à s’inquiéter pour rien. Au fond, je l’aimais bien. Même beaucoup. Jamais compris ce qu’elle faisait dans la drogue, elle aurait aisément pu finir mannequin avec le physique qu’elle avait.
Elle a pas eu cette chance. L’un des « huevos » a laché. Je voyais bien dans l’avion qu’elle se sentait mal, qu’elle était de plus en plus pâle.
J’ai rien pu faire. Lorsque nos contacts nous ont récupérées à la sortie, elle était en sueur, livide, c’était à peine si elle comprenait ce qu’elle foutait là. Et eux, ils en avaient rien à foutre. Tout ce qu’ils voulaient, c’était récupérer ce qu’on était censées leur apporter.
Elle est morte quatre heures après. Y estos cabron, estos hijos de putas… Ils l’ont saignée comme un porc. Pas plus de respect que pour un animal. Lui ont ouvert le ventre, ont récupéré la drogue. Tout ça pendant la nuit. Imaginez le choc quand je me suis réveillée : il était quoi, trois heures du matin ? Pas de Lucia dans le lit d’à côté. Mais la baignoire de l’hôtel miteux où ils nous avaient emmenées pleine de sang.
J’ai pas réfléchit longtemps. J’ai même pas du tout réfléchi, à vrai dire : j’ai pris mon fric, et je me suis tirée. Sans un mot, sans rien demander, sans même savoir où aller. J’en ai été malade pendant des jours, j’avais cette vision sanglante qui me revenait sans cesse, et son visage… J’en ai fait des cauchemars, ça m’arrive encore aujourd’hui. Rarement, mais ça m’arrive.
Je me suis juré de ne plus jamais toucher à la drogue depuis lors. Mais ça m’a pas empêchée de continuer mes conneries.

J’en reviens à mon petit bout maintenant : j’ai jamais été quelqu’un de très sociable, et ça s’est pas arrangé avec le temps. Du coup, forcément, l’instinct maternel et moi, je pensais que ça ferait deux.
Perdu. Plus mon ventre s’arrondissait, plus le fait de devoir accepter l’idée de me séparer de lui me déchirait le cœur. Mais de l’autre côté, il y avait toujours ce putain d’instinct maternel qui me gueulait que j’avais pas le droit de lui faire ça. Que non, c’était décidément pas une vie pour lui, et qu’il serait mieux là-bas, avec une famille qui l’aimerait tout autant que moi mais qui aurait les moyens de subvenir à ses besoins.
De lui payer ce que j’avais jamais eu. Des études. Une éducation. Qu’il ait un vrai métier. Une vraie vie. Je refusais le fait de le voir me détester un jour pour l’avoir privé de tout ça. Je pouvais pas, tout simplement. Maintenant, pardonnez si je vous passe les détails, comprenez que ça a pu être difficile : j’avais à peine accouché qu’il était déjà parti. C’était peut-être mieux comme ça, au final. J’ai beau être une putain d’asociale, une fois que je m’attache aux gens, c’est foutu.
Neuf mois, c’était déjà long, trop long. J’aurais jamais supporté de me séparer de lui si je l’avais gardé plus longtemps.
Un petit garçon. David. Les parents –le couple type américain, elle blonde, souriante, toute douce, lui brun, barbu, bossant dans une grande entreprise, très BCBG- ont été formidables. M’ont promis de prendre soin de lui, m’ont assuré qu’ils lui expliqueraient tout, que je pourrais venir le voir dès que je me sentirais prête, blablabla. M’ont même laissé leurs coordonnées.
J’ai pas cherché à reprendre contact. C’était tout simplement trop dur. Et c’est tout naturellement que, à peine remise, je suis retournée dans le réseau. J’avais nulle part où aller, et là-bas, c’était la promesse d’un emploi « stable » et d’une bonne rémunération, malgré les risques. Ils avaient toujours besoin de bras, on est jamais trop nombreux dans ce genre d’organisations. Je voulais plus toucher à la drogue ? Bah, pas grave. Moi, Lupe –c’était comme ça qu’on m’appelait là-bas, j’ai toujours refusé de répondre à mon vrai prénom-, dix-huit ans, je suis devenue trafiquante d’armes. J’avais vécu même pas deux décennies et j’avais déjà l’impression d’avoir vu défiler toute une vie sous mes yeux. C’est dire si je me sens usée, aujourd’hui…

M’en voulez pas maintenant si je saute quelques années. Rien de bien palpitant à raconter, juste que ça a été dur, au début. Fallait que je fasse mes preuves, et doublement : après tout, j’étais une femme, incapable donc, CQFD. J’ai d’ailleurs jamais vraiment compris pourquoi le boss m’a laissé ma chance. Les autres non plus en fait, vu la façon dont ils me traitaient, bizutage si vous voulez. Bref, c’était pas vraiment la joie. Mais bon, je me contentais de ça, ça payait bien, j’étais logée, avec un semblant de soutien. Et cerise sur le gâteau, ça m’occupait. Je demandais pas plus, juste avoir l’esprit ailleurs pour ne plus avoir à penser à tout ça. J’agissais, simplement, méthodiquement, sans jamais chercher à comprendre ni comment, ni pourquoi. J’exécutais les ordres, point. Je crois que c’est ça qu’ils aimaient bien chez moi : je les faisais pas chier avec des putains de questions existentielles, à me questionner sur l’éthique de la chose, etc. J’obéissais, aveuglement en fait, et c’était très bien comme ça. Tout le monde était content, point.
Vous êtes étonnés si je vous dit que, forcément, au bout d’un moment, ça a foiré ? Ouais. Normal, presque. Fallait bien qu’il se passe quelque chose, non ? C’est pas drôle sinon. Bref, on a été un peu trop ambitieux je crois. Juste un peu trop. Mais ça a suffit. Faut savoir qu’on était pas les seuls sur le marché, et la « bande » rivale a pas trop apprécié le fait qu’on vienne piétiner leurs plates-bandes. Tim et moi on en a pris pour notre grade.
Tim ? Ah, Tim. Un de mes « collègues », vous l’aurez compris. Un grand gars, bien plus que moi, pas spécialement costaud, pas spécialement bavard. Il était même assez discret, mais pas dans le genre timide, plutôt du genre…Mystérieux. Non, « mystérieux », ça fait con. Vous foutez pas de ma gueule, je suis pas en train de vous faire un remake d’une fichue romance, j’essaye simplement de vous expliquer. Mais bon, faut croire que ça vous passe au-dessus de la tête.
Bref. Un homme d’action, surtout, un peu comme moi en fait : il parlait peu, il agissait. Diaboliquement efficace. Je sais même plus exactement comment c’est arrivé, comment ça s’est passé entre nous, c’était tellement… Brusque. Ca avait rien d’une grande histoire d’amour, mais c’était pas purement sexuel non plus : ça avait un certain équilibre en fait, lui et ses trente et un ans m’apportaient une sensation de sérénité, en échange je lui faisais partager ma fougue. Bref, je vais pas vous faire un dessin non plus. C’était bien, mais comme je le disais, ça a pas duré longtemps : on s’est fait avoir, comme des bleus. Chopés en pleine nuit après une négociation plutôt houleuse par six gros tas de muscles. On avait beau être armés, on a pas tenus longtemps. A nouveau, pardonnez si je vous passe les détails. J’aime pas parler de ça. Vraiment pas. Ca a été assez difficile à oublier comme ça, j’ai pas envie de raviver la blessure.
Tim est mort. Abattu sous mes yeux, après avoir été tabassé à mort. Moi ils m’ont foutue dehors à l’aube, à moitié crevée. Sur le moment, j’ai vraiment pas compris pourquoi ils m’avaient laissée en vie. J’ai même pas cherché à savoir, j’étais bien trop dévastée par la mort de Tim et par ce qu’ils m’avaient fait pour tenter de trouver une explication. C’est qu’après que le réseau m’ait retrouvée agonisante dans une ruelle, qu’après qu’ils m’aient soignée, qu’après que je me sois remise que j’ai compris : de simples représailles, me laisser en vie c’était s’assurer que je témoignerais de ce qui c’était passé. A leurs yeux, ça nous servirait de leçon pour les années à venir.
Tu parles. Ils nous prenaient vraiment pour la minable petite organisation de quartier. Apparemment, ils avaient pas pris la peine de se renseigner, savoir qui nous étions, combien nous étions.
Plus nombreux qu’eux en tous cas. Ils les ont tous ramenés, quelques jours après que je sois sur pieds. C’est le boss en personne qui m’a tendu son calibre 22 alors qu’ils étaient tous là, alignés, complètement nus et ligotés à leur chaise.
Je les ai tous descendus. Même ceux qui n’étaient pas là ce soir là. Une balle dans le crâne, chacun son tour. Je m’en souviens encore, y’en a qui se sont mis à chialer, d’autres à hurler, à se débattre comme des malades sur leurs chaises, parce qu’ils savaient qu’ils allaient tous y passer. Et moi, malgré ma gueule pleine de sang, j’ai pas flanché. Pas un instant. Je pensais qu’à me venger, qu’à nous venger.
J’ai butté celui qui m’a violée en dernier. Deux coups, un dans chacun de ses cojones. Une balle dans chacune de ses couilles. Je l’ai regardé se tortiller en beuglant comme un porc alors qu’il se vidait de son sang pendant cinq bonnes minutes, sans bouger, sans rien dire. Et quand il s’est enfin calmé, alors j’ai rechargé mon flingue.
Je lui ai vidé mon barillet dans la tête. Fin de l’histoire.
Bizarrement, ça m’a pas soulagée. Je me sentais ni mieux, ni pire. Qu’est-ce que ça avait changé au fond ? Rien.
J’ai demandé ma « mutation » au boss deux jours après. A nouveau il a accepté, sans faire d’histoires. Jamais compris pourquoi non plus. De passeuse de drogue, j’étais devenue trafiquante d’armes. A vingt-quatre ans, je passais « dans la cour des grands ».
Je suis devenue terroriste.

Me regardez pas comme ça. Je sais que j’ai pas la gueule de l’emploi. Mais ça change quoi au fond ? Au final… C’était simple, tellement simple. Trop simple. Pas de « gros actes » comme de détournements d’avions ou d’attentats contre de gros bâtiments politiques, mais je vous jure qu’une simple bombe dans un métro, ça peut faire beaucoup de dégâts aussi. Beaucoup de morts aussi. Suffisait de monter aux heures de pointes, la jolie dame oublie son sac sous le siège, et boum.
Je sais pas combien de vies j’ai sur la conscience. Je veux pas savoir. J’obéissais, comme toujours. Aveuglément. Au fond, ça hurlait en moi, toutes ces horreurs que j’avais vu, toute cette violence, et toute cette rage aussi. Je m’efforçais de déverser ma haine en tuant, au hasard. Femmes, enfants, vieillards. Qu’importait. Il y aurait très bien pu y avoir mon fils dans un de ces bus, un de ces métros. Même ça, ça m’a pas arrêtée. J’avais atteint le fond je crois. Et plus je faisais sauter des transports, des infrastructures, plus je m’enfonçais. Un putain de cercle vicieux qui a duré presque quatre ans. Aujourd’hui encore je me demande comment j’ai réussi pour ne pas me faire exploser en même temps que tous ces gens. Un véritable exploit, compte tenu de l’état dans lequel j’étais. Je crois que vous vous rendez pas bien compte.
Puis j’ai de nouveau craqué. J’ai fini par me rendre compte que je pouvais plus continuer comme ça, que j’en crèverais si je m’obstinais à poursuivre. J’allais bientôt avoir trente ans, et ma vie n’était qu’un vaste champ de ruines. Qu’est-ce que j’avais fait, concrètement ? Rien. De bien, du moins. Le reste, je l’ai envoyé balader. J’ai dit merde au réseau, j’ai posé ma démission, et je me suis tirée. Bizarrement, ils ont pas moufté. Peut-être que le boss croyait que j’allais revenir, tôt ou tard, comme je l’avais fait il y a quelques années, je sais pas.
En tous cas, je suis pas revenue. J’avais envie de faire quelque chose de ma vie, de devenir « quelqu’un de bien ». Ou du moins faire semblant. Mais j’en pouvais plus de tout ça. Ca n’avait plus de sens pour moi, ça n’en avait jamais eu. J’essayais de me donner bonne conscience en me cachant derrière des idéaux pseudos-révolutionnaires, mais croyez-moi, soutenir le combat des Farcs en Colombie, c’était le cadet de mes soucis. Tout ce que je voulais, c’était oublier. Je me suis foutue en l’air pendant presque quinze ans, et tout ça pour quoi ? Pour rien. Plus de famille, rien. J’ai pas cherché à les retrouver, cela devait faire longtemps qu’ils m’avaient oubliée. Et sûrement que j’avais un peu honte, au fond.
Compréhensible, non ?
Par contre, j’ai repris contact avec David. Enfin, pris, plutôt : au final, je le connaissais pas, ce gosse. Ca avait beau être mon fils, je savais rien de lui. J’ai pris contact, donc. Mais pas tout de suite : d’abord, j’ai repris mes études. Ai bataillé ferme pour obtenir mon diplôme d’infirmière. Je voulais avoir quelque chose à lui dire, qu’il puisse être fier de moi, au moins sur ce point là. J’avais tellement honte de lui avouer tout ça, et surtout, j’avais peur qu’il ait honte de moi.
Pire, qu’il refuse. Après tout, j’étais quoi pour lui ? Rien.
J’ai quand même essayé. C’était trop important pour moi pour que je laisse tomber ; je l’avais déjà abandonné une fois, je me refusais catégoriquement de recommencer.
Ca a été dur, au début. Beaucoup de questions. Beaucoup de larmes aussi, surtout de moi. Beaucoup d’incompréhension. De non-dits. Un peu de rancœur, aussi. Mais il a été formidable, ses parents aussi. Je vous raconte pas le choc. Mon bébé était devenu un fier gaillard de treize ans, grand, presque autant que moi déjà. Beau aussi. Surtout. Normal. Il ressemble beaucoup à son père.
On est restés en contact, depuis ce jour. On se voyait souvent, quand mon boulot me le permettait, quand ses cours le lui permettaient. Quand il se le permettait. Je l’ai jamais forcé à me considérer comme une mère, je sais que j’en suis pas digne. Mais le fait qu’il accepte de me voir me rendait déjà folle de joie. C’était le truc qui me permettait de tenir le choc, en fait. Parce que j’en voyais des horreurs, à l’hôpital. Et chaque victime d’attentat que je retrouvais aux urgences me donnait envie de hurler, me rendait simplement malade. A chaque fois, je prenais ça comme un message.
« On t’attend. »
Je suis pas revenue.

J’ai tenu bon. Neuf ans. Neuf putains d’années à me refaire une vie, à le regarder grandir, à les regarder mourir. J’irai pas jusqu’à dire que j’avais oublié tout ça, mais disons que c’était passé maintenant. Derrière, et je m’efforçais de regarder devant.
Eux m’ont pas oubliée par contre. Je crois que ma désertion leur est restée en travers de la gorge. Toujours est-il que lorsque les flics ont débarqué chez moi, j’ai pas compris. Pas tout de suite.
Le réseau qui sévissait dans le coin avait été démantelé. Ils les avaient pratiquement tous eus. Et ils y sont pratiquement tous passés. Dans un sens, on peut considérer que j’ai eu de la chance : le fait que j’ai arrêté, que je me sois réinsérée dans la vie sociale, blablabla, tout ça, ça a aidé. J’ai « juste » pris pour perpét’.
Juste. J’ai eu envie de leur rire à la figure lorsqu’ils m’ont annoncé que j’en avais pour jusqu’à la fin de ma vie derrière les barreaux. Ma vie, elle m’est passée sous les yeux en un éclair, trop vite, bien trop vite pour que je puisse la retenir. J’ai même pas cherché à me défendre, et encore moins à nier les accusations. La seule chose que j’ai faite, c’est écrire à David, durant le battement entre le procès et mon incarcération. Lui expliquer pourquoi, m’excuser, surtout. Lui demander de me pardonner, et lui dire que je l’aimais.
Je lui ai jamais dit, ça. Et maintenant que je me rends compte que je ne le reverrai sûrement plus jamais, ça me… Mal. J’ai mal, c’est tout. J’ai jamais cherché à me justifier aux yeux des gens pour tout ce que j’ai fait, je me suis jamais cherché d’excuses. Mais le simple fait qu’il puisse me considérer comme une criminelle me rend malade.
Pas grave me direz-vous, j’ai perpétuité pour ressasser et oublier tout ça…


Apparence physique : Ok, je vous préviens tout de suite les gars, vous pouvez rentrer votre langue, y’a vraiment pas de quoi baver. J’ai beau être latino, j’ai rien d’une Pénélope Cruz et encore moins d’une Salma Hayek. Perdón, no es mi culpa. J’ai pas choisi, hein. Je veux dire, j’ai pas décidé d’être tout sauf le sosie d’une bombe : je suis pas franchement mince, je suis même plutôt toutes en courbes. En rondeurs, si vous voulez. Non, je suis pas grosse. J’ai… Simplement hérité de la morphologie familiale, disons. En gros : J’ai les hanches larges et le cul et les seins qui vont avec. Bingo. Ca passerait encore si j’étais une grand perche d’un mètre quatre-vingt, mais voyez-vous, le problème c’est que je ne suis justement pas une grande perche d’un mètre quatre-vingt : un mètre soixante et un tout compris. Le format de poche quoi. Du coup, forcément, ça fait déjà plus… Détonnant. Alors je m’efforce de planquer ça comme je peux : baggys, pulls à cols roulés, t-shirts amples… Le genre de trucs qu’aucune femme digne de ce nom porterait, du moins pas si elle désire attirer un minimum l’attention sur elle. Justement, c’est ce que je ne veux pas. Alors moi, ça me va parfaitement. Et non, c’est pas du complexe, j’ai juste pas envie de passer mon temps à me faire reluquer, c’est tout.
J’assume parfaitement, bien sûr que si. Et puis merde, c’est pas votre problème. Vous me laissez continuer oui ou non ? Mierda. Donc. J’ai les cheveux longs. Histoire de faire dans la totale cliché « hispanique pure souche », ils sont noirs, épais et descendent jusqu’au milieu de mon dos, à peu près. Etant donné que je passe ma vie à les avoir attachés, je saurais trop vous dire exactement… Pourquoi ? Mais ça vous regarde ? Simplement une question de sens pratique, j’ai pas spécialement envie de passer mon temps à virer les mèches rebelles de mon visage. Une queue de cheval, c’est juste bien.
Sinon… J’ai les yeux de la même couleur que mes cheveux : noirs, complètement noirs. Si bien qu’il faut y regarder de près pour distinguer la pupille de l’iris. Ca aussi, paraît que c’est déstabilisant. Voyez comme je suis bien tombée pour une nana qui veut tout sauf attirer l’attention sur elle. Pour le reste, rien de bien important, de simples détails : j’ai le teint relativement mat, net, hormis ce fichu grain de beauté qui squatte juste en-dessous de mon arcade gauche, entre mon sourcil et ma paupière. Cherchez l’erreur. Le nez qui part légèrement vers la gauche, rien de flagrant, mais quand on le sait, ça se voit. Moi je le sais, et ça me gêne. Cassé, petit règlement de comptes il y a quelques années de ça maintenant. Une cicatrice sur mon bas-ventre, césarienne. Une autre sur mon avant-bras droit, assez longue, qu’on ne peut pas vraiment louper, même s’il ne s’agit plus que d’une fine trace blanche désormais : mauvais souvenir des risques du boulot. Une autre raison de porter des pulls. J’aime pas trop les questions.
Et celle-là, j’étais sûre que vous me la poseriez… Oui, ça aussi c’est un mauvais souvenir, qui date de la même époque que la cicatrice, et non, je veux pas en parler. Tatouage, autour de mon pouce, comme un anneau, qui descend en courbes et volutes jusqu’au creux de mon poignet. Arabesques si vous voulez, rien d’autre que des liens à mes yeux.
Une putain d’histoire que je préfère oublier. J’ai rien à rajouter.

Caractère : Pour être franchement honnête, j’en sais rien. Oui, oui, je vous vois déjà hausser les sourcils, du genre « elle tourne pas rond ». Mais que voulez-vous que j’y fasse ? La seule chose que je pourrais vous dire c’est : Je m’en fous. Traitez-moi de blasée si ça vous fait plaisir.
Même si, personnellement, je dirais plutôt désintéressée. Toujours en totale contradiction avec tout le monde et moi-même en première. Certains me qualifieront d’impulsive, d’autres vous assureront n’avoir jamais vu plus calme et inébranlable que moi : je peux rester impassible face à bon nombre de choses qui feraient hurler d’horreur la plupart des gens tout comme je peux vous sauter à la gorge à la première remarque, aussi futile soit-elle -j’ai le sang chaud, que voulez-vous, si vous avez un problème avec ça, les réclamations, c’est chez mes parents. Tout dépend de.
De quoi ? Même moi j’en sais rien. Je sais pas je vous dis, je sais pas. A vrai dire, je sais pas grand-chose. Je me contente d’être là, point. Ecouter, observer, enregistrer. C’est d’ailleurs l’une des rares choses qu’on ne puisse pas me reprocher : j’ai un foutu sens de l’observation, paraît-il.
Le problème, c’est que je m’en sers pas spécialement. J’ai même une fâcheuse tendance à rester un peu dans mon monde. Ailleurs, dans la lune quoi si vous préférez. « A la ramasse », pour citer un de mes charmants collègues. Une fois que je suis là, c’est bon. Mais autrement, cherchez même pas à me parler, c’est pas la peine. J’ai pas la même réalité que vous. D’où le fait que, parfois, certains trucs me semblent complètement… Desuados. Désuets. Anodins, inutiles, mêmes. Bref. Je suis souvent longue à la détente donc, vous l’aurez compris. J’ai beau m’appeler Mercedes, je marche au diesel : lente au démarrage, mais une fois lancée, je carbure.
Haha.
Pardonnez. Faire des blagues de merde est le seul moyen que j’ai trouvé pour survivre à ce prénom pourri. Je disais quoi déjà ? Ah oui : à l’ouest. Non, ça me dérange pas de le dire, pour tout vous avouer je m’en contrefous, mais à un point. Je suis pas vraiment du genre à me focaliser sur ce que les gens pensent de moi, ça me passe par-dessus la tête, c’est à peine si j’en ai conscience. Les seules critiques auxquelles je daigne prêter attention sont les miennes ; manque de bol, je suis une éternelle insatisfaite doublée d’une perfectionniste, et maniaque, par-dessus le marché. Dixit un autre collègue. Voyez le genre de types avec qui je bossais ? Toujours un mot gentil pour vous remonter le moral. Et non, c’est pas que ça m’ait traumatisée, je vous ai dit que je m’en cognais, c’est juste que sur le coup, ça m’a bien fait rire.
Le pire c’est que c’est vrai : je ne me pardonne rien, n’accepte pas la moindre erreur. Soyons honnête : je suis une foutue complexée. Ca peut faire rire, dit comme ça, surtout vu ma tendance à toujours avoir la gueule ouverte et tout critiquer dès qu’on me fait un peu trop chier. Mais vous inquiétez pas, je le cache bien. Emotions ? Connais pas. Je ne montre rien, du moins pas souvent. Rien qui ne puisse laisser deviner que j’ai été touchée par quoi que ce soit. Paraît que j’ai toujours passé pour une espèce de machine, de cyborg, auprès des gens avec qui je bossais : pas une once d’émotion, jamais un mot en trop, ni en moins. En apparence, rien ne me touche, rien ne m’atteint. En apparence.
Parce que si vous saviez le bordel que c’est à l’intérieur de ma tête. Pourtant, j’ai rien d’une psychopathe ou d’une cinglée. A se demander pourquoi ils m’ont envoyé là en fait. Je suis totalement saine d’esprit, aucune névrose, rien, rien du tout, nada. Il y a bien deux-trois médecins véreux et deux trois journaux de la presse à scandales qui se sont amusés à me qualifier de sociopathe, histoire d’appuyer un peu plus sur la décision du juge, les écoutez pas : je suis parfaitement consciente que ce que j’ai fait est « mal », ne pas avoir de remords quand à ça n’implique aucune maladie mentale.
Blasée. Rien de plus.

Ancien emploi/occupation : On va pas mettre terroriste hein, ça ferait tâche sur mon joli dossier… Comme je le disais plus haut, j’étais infirmière. Avec un diplôme, moi, oui monsieur, parfaitement. Comme quoi j’ai finalement réussi à faire quelque chose de ma vie, j’aurais jamais cru il y a dix ans.
Orientation sexuelle : Asexuée.
… Ouais bon, à choisir, je préfère les hommes. Mais à vraiment choisir, je préfère encore l’abstinence. Me regardez pas comme ça, je vous ai dit que vous et moi on vivait pas dans le même monde. Comprenez pourquoi maintenant ?

Accusations portées contre votre personnage : Trafic d’armes et de cocaïne illégalement importées sur le territoire américain plus nombreux attentats criminels induisant la mort d’une centaine de personnes.
Poste occupé dans la prison : Infirmière à temps partiel. Disons que j’ai eu du bol sur ce coup-là : évidemment que je suis pas censée bosser en prison. Mais bon, c’est la crise, le manque de personnel, tout ça, blablabla… Puis j’ai été pas mal pistonnée aussi, par la psy du bâtiment ; elle a l’air à peu près censée elle. Je dis bien à peu près, parce que franchement, quelle personne saine d’esprit viendrait bosser dans ce trou à rats ? Bref, apparemment le peu de moyens accordés à l’infirmerie, ça lui plaît pas trop. Elle a eu pitié de moi faut croire –et il faut le dire honnêtement, on se fait chier ici-, elle a réussi à faire passer ça pour une espèce de « travaux d’intérêts » auprès du directeur. Comprenez qu’en gros qu’en plus d’être derrière les barreaux, c’est moi qui vais devoir m’occuper de vos charmantes petites blessures et autres embrouilles, parce que j’ai jamais vu le médecin assigné à ce mouroir se pointer deux fois dans la même semaine. Mais bon, c’est pas plus mal au final, ça m’occupe. Quand je bosse, je pense à rien. Ou je pense moins souvent, plutôt.
Comme quoi, ça sert parfois de raconter sa vie.

Armes : Aucune. Il faut dire que celle-là, je l’avais vraiment pas vue venir. Arrestation. Tsss. Comme une bleue que je me suis faite avoir.
J’aurais jamais cru. Cueillie comme une fleur, après toutes ces années, sans même un flingue, un couteau, rien. Juste une photo, dans la poche interne de ma veste.
Je l’ai toujours.

______________________
■ Comment avez-vous connu le forum ? Guess… Sybille Hawkins-Viatscheslav et Alejandro Lawrence Johnson, ça vous dit quelque chose ?


Dernière édition par Mercedes Saldaña-Llevora le Ven 19 Fév - 16:59, édité 15 fois
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MessageSujet: Re: Mercy, pseudo-infirmière et paumée asociale à temps complet [Terminé] Dim 14 Fév - 10:41

Sybouuuu !

*l'embrasse comme une vieille matante à noël*
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Mercedes Saldaña-Llevora
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MessageSujet: Re: Mercy, pseudo-infirmière et paumée asociale à temps complet [Terminé] Jeu 18 Fév - 15:18

Maybeeeeeeelle !
*Ronronne sec*
Fiche terminée ! Disdisdis... Vu que je suis aussi rapide qu'une tortue sous anti-dépresseurs, il reste plus qu'une place dans la deuxième cellule du coup... Ca te dérangerait de nous mettre ensemble dans la troisième Cookie et moi, hein ? *Yeux de bambi*
S'il te plaîiiit <3
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MessageSujet: Re: Mercy, pseudo-infirmière et paumée asociale à temps complet [Terminé] Jeu 18 Fév - 23:04

Je vais te dire la même chose à toi qu'à Kei ... Ébruitez pas le fait que vous êtes des chouchous.

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MessageSujet: Re: Mercy, pseudo-infirmière et paumée asociale à temps complet [Terminé] Ven 19 Fév - 6:33

*Fière de son statut de chouchoute*
Tu un amour Maybelle. Merci<3
Si tu veux que je m'occupe de ton salaud de frangin pour toi... Une petite piqûre et on en parle plus !
Sur ce, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs... Je file, j'ai une face de citron à emmerder What a Face
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MessageSujet: Re: Mercy, pseudo-infirmière et paumée asociale à temps complet [Terminé] Ven 19 Fév - 6:41

Pas touche à Jeffie !

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Very Happy Mais je t'aime xD
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MessageSujet: Re: Mercy, pseudo-infirmière et paumée asociale à temps complet [Terminé] Ven 19 Fév - 6:47

T'inquiètes Choupette, c'est pas Mercy qui ira faire joujou de trop près avec lui.
Si j'étais toi, je me méfierai plus de Cookie, tu vois Arrow
Moi aussi je t'aime =D
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MessageSujet: Re: Mercy, pseudo-infirmière et paumée asociale à temps complet [Terminé] Sam 3 Aoû - 16:25


Bonjour.

L'Archipel est un groupe d'état virtuels sur le même forum.

Un état virtuel est la reconstitution d'un état avec ses diverses forces politiques.

Chaque joueur peut utiliser plusieurs personnages mais il vaut mieux éviter de jouer plusieurs chefs d'état.

Par contre, on peut se créer sans difficulté une ribambelle de domestiques.

Il n'y a pas de MJ. J'ai horreur de ça.
Cependant la webmestre peut avoir à trancher sur toutes situations imprévues au cas où un consensus ne se dégagerait pas après consultation.

Il n'y a pas non plus de contraintes quant à la teneur et surtout à la longueur des messages.
Il vaut mieux passer tous les soirs commettre trois lignes que de s'infliger des pavés une fois par semaine, d'autant plus que si plus de trois joueurs interviennent de la sorte dans le même sujet, on se décourage d'avoir à lire toute cette prose.

Les noms des premiers royaumes sont donnés à titre d'exemples.
Chaque joueur peut faire vagabonder son imagination et rien ne s'oppose à la création d'un royaume de Yamoto avec noms japonais, mais "royaume de France" sera refusé.

On peut se faire la guerre entre états comme on peut commercer.

Dans un état, on peut faire des intrigues de palais comme avoir des histoires d'alcôve.

A bientôt dans notre Archipel :
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Mercy, pseudo-infirmière et paumée asociale à temps complet [Terminé]

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