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Gaëlle, Ange, Lattel

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Gaëlle Lattel
683457
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Messages : 94
Date d'inscription : 03/02/2010
Age : 26

MessageSujet: Gaëlle, Ange, Lattel Mer 3 Fév - 18:26

Nom : Lattel
Prénoms : Gaëlle, Ange
Matricule : 683457
Âge : 19 ans
Sexe : Féminin
Date de naissance : 6 août
Origine : franco-allemandes (mais surtout allemandes)

Apparence physique : Je crois pouvoir dire sans qu’on me contredise que cet aspect de moi n’a rien d’exceptionnel. Plutôt petite, je mesure 1,52 mètres et suis par conséquent assez fine, pour ne pas dire maigre. Il faut dire que j’ai fait de l’anorexie pendant deux ans, ce qui, bien que cette époque soit derrière moi, n’a pas arrangé le problème. J’ai une peau assez pâle, sans être cadavérique pour autant, des lèvres roses bien dessinées sans rien de particulier, de très jolis yeux, par contre, pers, d’une teinte entre le bleu et le vert qui varie selon la lumière.
Je n’ai rien d’athlétique, ni de sportif, et ma fragilité physique se remarque au premier coup d’œil : je n’ai rien d’impressionnant malgré mon air assuré. Cette impression de fragilité est confirmée lorsque l’on voit l’intérieur de mes bras, gardant les traces d’anciennes automutilations, les mêmes que sur mes cuisses. J’ai des hanches fines, discrètes, une poitrine assortie, ronde et peu volumineuse, mais suffisamment pour qu’on la remarque. Dans mon dos, le tatouage d’un phénix s’envolant que j’ai fait lorsque je me suis enfuie de chez moi ( https://sd-1.archive-host.com/membres/images/876529409/Divers/Phenix-1.jpg ). Mes cheveux sont châtains, avec parfois quelques reflets plus clairs lorsqu’ils prennent le soleil. J’ai l’habitude de les porter longs, jusqu’au milieu de mon dos. En général, je les attache, mais ça dépend de mon humeur.
Quand à mon style vestimentaire, j’ai pour des raisons pratiques toujours arboré un style discret, préférant les couleurs sombres, rien de trop original, dans le but d’éviter de me faire remarquer.

Caractère : Le moins qu’on puisse dire est que je suis assez farouche. Je suis terrifiée à l’idée qu’un homme me touche, me frappe ou me fasse du mal de quelque manière que ce soit. Je le cache du mieux que je peux, si quelqu’un fait mine de me menacer, j’affiche un air dur, un air de défi presque, celui d’une fille qui ne se laissera jamais faire. Je ne serai plus jamais l’esclave d’un homme. Je n’ai pas de difficultés particulières à aller vers les autres, je ne suis pas spécialement timide, mais si on me touche, je réagis assez mal
. J’ai beaucoup de mal à m’attacher aux autres, encore plus à me confier : je peux ressentir de l’affection pour quelqu’un sans que ce quelqu’un me manque si nous venions à perdre le contact. La seule personne dont je sois réellement proche, la seule pour qui je n’ai aucuns secrets, c’est mon frère. Lorsque je suis attachée à quelqu’un, en revanche, je me montre assez protectrice. Si on touche à une personne que j’aime, je me montre facilement agressive, violente, et bien que je ne paraisse pas dangereuse, je vengerai ceux que j’aime, ou moi-même, à la première occasion. Malgré les airs que je me donne, je suis assez fragile, il suffit de trouver mes points faibles. Je suis une femme assez impulsive, vous l’aurez deviné, et je ne sais pas toujours contrôler mes réactions lorsque mes émotions sont trop fortes. J’oublie souvent de réfléchir avant de parler, mis à part lorsque je me sens en grand danger, et il m’arrive de me montrer insolente ou sarcastique dans des moments où je ferais mieux de rester discrète.
Pour ce qui est de mes goûts, j’adore lire, avec un goût prononcé pour le fantastique, mais aussi pour la mythologies grecque, quelques classiques de la littérature, certains romans autobiographiques, ou à caractère politique. J’ai horreur d’être dans le noir, de dormir dans une chambre qui n’est pas fermée à clef (dans le cas où j’ai la clé, bien sûr), d’être dans une situation de vulnérabilité, qu’on me regarde dormir. J’adore les sucreries, me perdre dans de la musique, et je crois que faire la fête est ce qui me permet le mieux de m’évader temporairement et d’oublier mes soucis le temps d’une soirée.

Ancien emploi/occupation : Dealeuse
Orientation sexuelle : Bien qu’il m’arrive d’être attirée par des hommes, je ne supporte pas qu’on me touche. Les femmes me plaisent également, mais, en vérité, je n’ai jamais eu de relations sexuelles consenties avec qui que ce soit.

Accusations portées contre votre personnage : Incendie criminel ayant aboutit à deux meurtres, meurtre avec préméditation d’un commissaire, vente de drogues avec circonstances aggravantes.
Poste occupé dans la prison : /
Armes : J’avais un petit pistolet de calibre 9mm, récemment acquis, ainsi qu’un couteau à cran d’arrêt.
______________________
Comment avez-vous connu le forum ? J’étais sur la première version de Sadismus (June Weich / Amandine Kylda)
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Gaëlle Lattel
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MessageSujet: Re: Gaëlle, Ange, Lattel Mer 3 Fév - 18:26

Histoire : Je suis née au sein de cet enfer qu’est Sadismus. Je crois que cet endroit est comme une malédiction accrochée aux femmes de ma famille, quelque chose qui nous suit, qui fait partie de nous. Mon arrière-grand-mère y est morte alors que ces lieux étaient un camp de concentration, et ma mère, bien plus tard, y a été enfermée pour ses activités criminelles. Seule ma grand-mère n’y a jamais mis les pieds, sachant se cacher pendant la guerre et n’ayant jamais enfreint la loi une fois la guerre achevée. C’était une femme très vertueuse, la dernière de la famille à ce jour. Etrange que mon histoire ait été si liée à cet endroit bien avant ma naissance, avant ma conception même… Bien évidemment, je n’y ai pas grandi. Je crois pouvoir me vanter d’être une des rares personnes sur cette Terre a être sortie de Sadismus sans badge du personnel et sans être entre quatre planches. Avant que cette prison ne brûle, en tout cas. Pas facile de s’échapper de ces lieux maudits, mais je venais à peine de naître, et rien ne justifiait ma présence entre ces murs.

J’ai alors été confiée à un orphelinat, puis adoptée. J’ai eu de la chance, je suis tombée sur une bonne famille, aimante, ouverte, avec, quelques années plus tard et à la surprise de tous, un petit frère, miracle aux yeux de mes parents qui avaient essayé pendant si longtemps. J’avais alors quatre ans, et rien ne semblait troubler ma fragile existence. J’étais une petite fille timide mais joyeuse, j’aimais ma famille plus que tout, travaillais bien à l’école pour que mes parents soient fiers de moi, j’adorais lire, rire, surtout rire. Les mythologies grecques et romaines ont sans doute été mes premiers amours littéraires, et aujourd’hui encore, je connais beaucoup de leurs histoires, tous les dieux majeurs et quelques dieux mineurs. De manière générale, j’ai toujours été attirée par le fantastique. J’ai donc eu une enfance assez heureuse, sans que mon état d’enfant adoptée me trouble, me posant quelques questions sur mon origine sans que ça devienne une obsession. Malheureusement, la chance ne dure pas toujours. Surtout pour une fille comme moi, maudite de naissance.
L’année de mes douze ans, à la saint Valentin, mes parents étaient partis au restaurant et nous avaient confiés, mon frère Karl et moi, à une baby-sitter. Ils adoraient tous les deux le vin français, et en avaient sans doute abusé ce soir-là. Sur le chemin du retour, ils ont eu un accident de voiture : mon père est mort sur le coup, et ma mère, quelques heures plus tard, a succombé des suites de ses blessures à l’hôpital. J’étais à son chevet avec Karl, et nous étions tous les deux inconsolables.

Nous sommes allés de famille d’accueil en famille d’accueil, parfois ensemble, souvent séparés, une vie manquant cruellement de stabilité à mon goût.
Au bout de deux ans, j’ai été adoptée. Pas lui. Finalement, je crois que c’est lui qui a eu le plus de chance, mais je ne m’en suis pas rendue compte tout de suite. Mon espoir était qu’ils l’adoptent lui aussi, j’étais certaine de pouvoir les en convaincre. Je vivais chez eux depuis presque un an déjà, et je crois qu’ils m’appréciaient, malgré ma réticence à m’attacher et cette fâcheuse tendance à être renfermée sur moi-même. Au bout de tout ce temps, je commençais à m’ouvrir, peu à peu. Mon frère venait souvent me rendre visite, on s’écrivait, on se téléphonait assez souvent pour tout savoir de nos vies mutuelles. Lui n’avait toujours pas trouvé de famille stable, et moi je me sentais incroyablement coupable de m’être à nouveau faite adopter. Plus les mois passaient, et plus je me sentais à l’aise. Mes « nouveaux parents » aussi. Je crois que je me souviendrai toujours de ce jour de septembre, alors que j’avais quinze ans depuis peu. J’avais déjà un corps bien formé, presque une vraie femme, et je venais de rentrer au lycée. Ma vie semblait presque normale, j’avais des amis, je m’étais presque totalement remise de la mort de mes parents, bien que le sujet restait très sensible, et j’étais optimiste au sujet de mon avenir.
Un soir, mon père adoptif vint me rendre visite dans ma chambre, avant que sa femme rentre du travail. Il s’est assis sur mon lit, comme pour discuter, et lorsque je me suis installée à ses côtés, il m’a plaquée contre le matelas et violée. Pour la première fois de ma vie, un homme me touchait, m’embrassait, entrait en moi, et je n’en pouvais plus d’hurler, de pleurer sans comprendre comment ce qu’il m’arrivait était seulement possible. Je me souviens être restée longtemps après à pleurer sur mon lit souillé, je me souviens aussi qu’il a pris des photos et menacé de les disperser dans tout le lycée si jamais je racontais à quiconque ce qu’il venait de faire, ou si je me refusais à lui à l’avenir. Je ne sais pas si sa femme se cachait la vérité ou avait simplement décidé de faire comme si de rien n’était, mais elle n’a jamais donné l’impression de soupçonner quelque chose, ni même de s’inquiéter pour moi. Pourtant, plus ça allait et moins je mangeais, plus ça allait et plus les marques sur mes bras devenaient nombreuses. Les mois passaient et je me renfermais de plus en plus sur moi-même, tandis que ce cauchemar devenait mon quotidien. Je ne répondais plus aux lettres de mon frère, j’évitais de répondre à ses questions quand il téléphonait, j’avais toujours quelque chose à faire quand il voulait venir me voir. Cette situation a duré plus de deux ans. Alors que j’avais dix-sept ans, j’ai reçu un colis, arrivé au bon moment de ma vie. Voyant que les choses n’allaient qu’en s’empirant, je pensais de plus en plus au suicide, et je me sentais prête à passer à l’acte.

Au moment où je pensais que tout était terminé pour moi, j’ai reçu un colis, et son contenu était des plus intrigants. D’abord une lettre : une femme m’expliquait qu’elle était enfermée à Sadismus depuis trente ans, et qu’elle avait probablement été la meilleure amie de ma mère là-bas. Elles partageaient une cellule avec deux autres prisonniers, mais aucun n’avait été aussi proche de ma mère. A l’époque, je ne savais presque rien d’elle, juste qu’elle m’avait mise au monde en prison, ainsi que son nom et son prénom. Je n’avais même jamais fait de recherches sur elle. Joint à cette lettre, il y avait le journal intime que ma mère avait tenu depuis son entrée dans la prison : elle en avait probablement eu un avant, mais il lui avait été impossible de le faire rentrer. Celui-là avait sans doute disparu depuis longtemps. Ce que je tenais dans mes mains, en revanche, était bien réel, et je n’arrivais pas à croire à l’étrangeté de ce qui arrivait. Hannah, la femme qui avait écrit la lettre, m’expliquait qu’elle avait ce journal en sa possession depuis la mort de ma mère, mais qu’elle n’avait jamais su si elle devait ou non me l’envoyer. Seulement, les choses avaient changé. Quelque chose se préparait à Sadismus, et elle se sentait trop vieille et fatiguée pour se battre, bien qu’elle n’ait que la cinquantaine. De plus, j’avais grandi, et à mon âge, j’étais sûrement capable d’encaisser la vérité. Alors, craignant pour sa survie dans ce milieu hostile qu’elle habitait depuis trop longtemps, elle avait décidé de m’envoyer ce qu’il restait de la vie de ma mère, de peur que ce soit perdu à jamais. Je lui ai répondu, une lettre pleine de questions et d’espoirs. J’attendais impatiemment sa réponse, me demandant si je pourrais un jour aller lui rendre visite pour pouvoir la remercier en personne, mais quelques jours après l’envoi de ma lettre, j’apprenais que Sadismus était partie en flammes. En poussant un peu mes recherches, je découvris qu’Hannah était morte dans l’incendie.
A la lecture des écrits de ma mère, je découvris peu à peu la glauque histoire de ma famille, si étrangement rattachée à cette prison désormais disparue. Je découvrais ma mère comme une femme forte mais profondément blessée, affaiblie un peu plus chaque jour par la dureté de la prison. Elle évoquait par bribes ce qui l’avait fait emprisonner. Ma mère avait vraiment fait des actes atroces : très jeune, elle s’était retrouvée dans un réseau de prostitution, et, pour éviter d’avoir à vendre son corps, elle allait elle-même chercher des jeunes filles pour faire le sale boulot. Elles étaient brisées psychologiquement par les hommes du réseau avant d’être mises sur le marché comme de vulgaires objets. Toutefois, ça n’empêchait pas ma mère de se faire elle-même violer régulièrement par son « supérieur ». Plus tard, elle l’avait assassiné et était montée en grade dans le réseau : le quitter serait revenu à signer son arrêt de mort.
Elle s’est finalement fait arrêter pour se retrouver à Sadismus, où elle n’était plus qu’une femme comme une autre refusant qu’un homme la touche. Elle expliquait les remords qu’elle éprouvait alors, lorsqu’elle était allongée sur son lit à réfléchir à ce qu’elle avait fait, et son amitié avec Hannah, qui s’était toujours refusé à révéler ce qui l’avait amenée à Sadismus. Plusieurs fois, ma mère s’était fait agresser là-bas, une fois un bras cassé, une autre fois la jambe, et deux fois un viol. Elle avait tué l’un d’eux, mais l’autre était trop dur à avoir pour qu’elle tente sa chance.
Au bout de deux ans, un nouveau gardien est arrivé. Il s’est immédiatement intéressé à elle. Elle raconte dans son journal à quel point il se montrait cruel et sadique avec les prisonniers, à quel point il était fascinée par elle, « sa proie favorite ».
Il lui a fallu seulement trois mois pour tomber enceinte, trois mois de viols réguliers et de crainte constante. Seulement, elle n’a découvert son état qu’au moment de l’accouchement, souffrant d’un déni de grossesse extrêmement poussé. Si elle l’avait su plus tôt, elle aurait sans aucun doute avorté. Elle explique que lorsqu’elle m’a vue naître, elle m’a immédiatement aimée, à sa grande surprise. C’est elle qui a choisit mon nom, mon second prénom étant sensé me porter chance. Lorsque l’on m’a retirée à elle, elle a accepté sans protester, le cœur brisé mais consciente que je ne serai jamais heureuse en grandissant dans une prison. Cette histoire n’a pas calmé la brutalité du gardien qui la maltraitait, pire même, il semblait plus violent de jour en jour. Elle était de plus en plus inquiète, écrivant dans son journal qu’elle sentait sa fin proche et qu’elle ne pouvait rien faire pour l’empêcher. Le journal s’arrête là. Sur les dernières pages, Hannah m’explique que ma mère lui avait confié ses craintes et demandé de garder son journal, terrifiée à l’idée qu’il puisse tomber en d’autres mains. On l’a retrouvée pendue dans les sous-sols de la prison : la cause officielle du décès était le suicide, mais aucun prisonnier n’ayant connu ma mère n’y croyait. Le plus probable était que le gardien qui la torturait (mon père, donc) s’était lassé de son jouet.
J’ai vomi plusieurs fois à la lecture de l’histoire de ma venue au monde, mais l’effet sur moi a fini par être positif : je ne voulais pas finir comme ma mère. Je ne voulais plus être le jouet de mon père adoptif, je ne voulais plus jamais le laisser me toucher.

J’ai appelé mon frère pour qu’il vienne me voir. On ne s’était pas vus depuis deux ans, mais il a rappliqué dès que je le lui ai demandé, comme s’il avait senti le désespoir dans ma voix. Dès qu’il m’a vue, maigre et fragile, les poignets marqués de profondes entailles, il a compris que j’étais au bord du gouffre. Lentement, pesant mes mots, comme terrifiée par le son de ma voix, je lui raconta mon calvaire personnel, m’excusant d’avoir coupé le contact. Il m’a rapidement pardonnée, et lorsque je lui demanda s’il voulait partir avec moi, il ne m’opposa aucune objection. Je suis partie pendant la nuit, n’emportant que peu d’affaires : le journal, quelques vêtements, tout l’argent que je pouvais trouver et les cartes bancaires dont je connaissais les codes. Puis, en sortant, j’ai mis le feu à la maison, le couple monstrueux à l’intérieur. Ils sont morts tous les deux. J’ai ensuite rejoint mon frère en centre ville, où nous avons retiré autant d’argent que possible avant de détruire les cartes, craignant qu’on puisse nous suivre par la suite si on remarquait que les cartes continuaient à être utilisées.
Nous sommes partis en stop, direction Berlin, où nous avons vécu pendant deux ans. Je fumais beaucoup, de tout, me réfugiant dans les drogues douces et l’alcool pour calmer ma douleur, alors que mon frère, malgré tout ce que je pouvais lui dire, s’amusait à tout tester, particulièrement les drogues dures. Il en prenait peu à chaque fois, mais ne prenait jamais en compte le fait qu’il goûtait à une drogue dont la plupart des consommateurs sont accros dès la première dose. Il a eu de la chance, il n’a jamais été suffisamment accro à la drogue pour perdre un travail ou même devenir incontrôlable. En ce qui me concerne, pour ramener de l’argent, hors de question de travailler de manière officielle : au début, j’enchaînais les petits boulots au noir, sans jamais révéler mon vrai nom, puis j’ai commencé à dealer. Sachant que la police me recherchait après n’avoir retrouvé que deux corps dans mon ancienne maison en plus des preuves d’un incendie criminel, je préférais ne pas prendre de risque. Je n’avais pas la possibilité de me créer une fausse identité, donc je ne faisais rien qui nécessite de fournir la mienne. Par exemple, l’appartement où nous habitions Karl et moi était à son nom uniquement, je n’avais pas de compte en banque, etc.

Nous menions une vie relativement tranquille bien que pas spécialement banale, jusqu’à ce que je lise par hasard dans le journal un nom qui m’était familier. Un court article expliquait que suite à un fait d’armes, un inspecteur venait d’être promu commissaire à Berlin. Cet homme, c’était mon père biologique, qui s’était visiblement reconvertit après que Sadismus ait brûlé. J’ai alors senti la rage m’envahir, comme lorsque j’avais mis le feu à ma maison. Je me suis rapidement trouvé une arme, ce qui n’était pas très difficile avec les connaissances que j’avais, et je suis allée au commissariat. Bien sûr, je savais que je ne pourrais pas entrer avec une arme, mais ce n’était qu’un détail. Je l’ai attendu près de l’entrée toute la journée, me dissimulant aux yeux des policiers pour ne pas me faire remarquer. Il est sorti à midi, je me suis approché de lui, et j’ai commencé à lui parler. Je lui ai demandé s’il me reconnaissait, si je ne ressemblais pas à une femme qu’il avait connu. Je lui ai ensuite donné ma date de naissance. J’ai vu dans ses yeux qu’il comprenait enfin, et je lui ai tiré dessus, d’abord dans l’entrejambe, punition pour ce qu’il avait fait subir à ma mère, puis dans le ventre. Je n’avais aucune envie que sa mort soit rapide. Je me suis accroupie près de lui pour le regarder mourir, et il a prononcé ses derniers mots :
« Ta mère n’était qu’une pute de maquerelle qui n’a eu que ce qu’elle méritait. »
Je me suis alors relevée, et, folle de rage, je l’ai roué de coups inutiles, sans penser une seule seconde à m’enfuir. En quelques secondes, la rue était pleine de policiers, et je fus arrêtée. Ils m’ont rapidement identifiée comme coupable d’un incendie criminel vieux de deux ans, ainsi que de ventes de drogues, entre autre à des mineurs. Visiblement, quelqu’un avait voulu sauver sa peau en me dénonçant, et ils avaient un portrait robot. Ironie du sort, Sadismus rouvrit ses portes une semaine plus tard, juste avant le début de mon procès.

Ce dernier fut assez rapide, ce qui n’avait rien d’étonnant étant donné les preuves qu’ils avaient contre moi, et je fus reconnue coupable. J’ai reçu le nouvelle de mon envoi à Sadismus sans surprise mais en proie à une terreur innommable.
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Jefferson
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MessageSujet: Re: Gaëlle, Ange, Lattel Mer 3 Fév - 19:09

Avant de permette ta validation, il faudrait que tu modifies les dimensions de ton avatar Razz

Voilà la grandeur obligatoire : 170x364
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Gaëlle Lattel
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MessageSujet: Re: Gaëlle, Ange, Lattel Mer 3 Fév - 19:19

Effectivement, j'avais redimensionné mais je m'étais trompée de lien (la fatigue, sans doute^^).
Erreur corrigée, et merci de l'info!
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Jefferson
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MessageSujet: Re: Gaëlle, Ange, Lattel Mer 3 Fév - 20:59

Hahaha Razz Aucun problème Smile

Je te valide ^^
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Galatée

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MessageSujet: Re: Gaëlle, Ange, Lattel Sam 3 Aoû - 16:31


Bonjour.

L'Archipel est un groupe d'état virtuels sur le même forum.

Un état virtuel est la reconstitution d'un état avec ses diverses forces politiques.

Chaque joueur peut utiliser plusieurs personnages mais il vaut mieux éviter de jouer plusieurs chefs d'état.

Par contre, on peut se créer sans difficulté une ribambelle de domestiques.

Il n'y a pas de MJ. J'ai horreur de ça.
Cependant la webmestre peut avoir à trancher sur toutes situations imprévues au cas où un consensus ne se dégagerait pas après consultation.

Il n'y a pas non plus de contraintes quant à la teneur et surtout à la longueur des messages.
Il vaut mieux passer tous les soirs commettre trois lignes que de s'infliger des pavés une fois par semaine, d'autant plus que si plus de trois joueurs interviennent de la sorte dans le même sujet, on se décourage d'avoir à lire toute cette prose.

Les noms des premiers royaumes sont donnés à titre d'exemples.
Chaque joueur peut faire vagabonder son imagination et rien ne s'oppose à la création d'un royaume de Yamoto avec noms japonais, mais "royaume de France" sera refusé.

On peut se faire la guerre entre états comme on peut commercer.

Dans un état, on peut faire des intrigues de palais comme avoir des histoires d'alcôve.

A bientôt dans notre Archipel :
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MessageSujet: Re: Gaëlle, Ange, Lattel

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Gaëlle, Ange, Lattel

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