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Et oui, une meutrière de plus!

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Akane Hikage
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MessageSujet: Et oui, une meutrière de plus! Lun 8 Nov - 22:38

Le car s’arrêta enfin. Le trajet avait été long et je n’avais pas essayé de m’échapper… Mais j’y avais pensé. Cependant, je n’étais pas passée à l’action… J’avais dans l’idée d’endormir la vigilance de mes «gardiens». J’aurais pu essayer à quelque reprise de m’enfuir, mais les chances de réussite n’étais pas assez bonnes à mon goût… en fait, elles étaient même très faibles. Une foi, elles furent un peu meilleures, mais j’ai laissé passer cette occasion… si j’avais échoué j’en aurais peut-être raté une meilleure… et puis merde! Avoir su j’aurais tenté ma chance…
Tout le long du chemin, j’avais gardé une expression neutre et dégagée malgré la colère qui faisait rage en moi… le tout nuancé d’un brin de honte… la honte de m’avoir fait prendre. J’étais resté calme. J’avais entendu des rumeurs sur le fait que cette prison était un véritable enfer, mais je ne m’en souciais guère, les rumeurs sont des rumeurs. Pas besoin d’avoir la tête d’un génie pour comprendre que je ne m’en faisais pas. Pour moi, je me dirigeais vers une prison… c’est tout.
Bref, on me fit descendre pieds et poings liés. Le ciel était gris et l’après-midi bien entamé. Je me tenais droite, le menton légèrement relevé, non en signe de supériorité, mais pour signaler que cette prison ne m’intimidait pas pour cinq cents. Néanmoins, je fis un effort pour que mes sentiments ne transparaissent pas dans mes yeux. Ce n’était pas la première fois que ce que je ressentais était à l’opposé de ce que je laissais voir.
À l’extérieure, j’avais l’air sereine, calme, presque comme si la situation était banale et sans importance. Tranquillement, je regarda ce qui m’entourait. Pendant un instant, je me demanda s’il y avait quelqu’un qui parlait couramment le japonais dans ce foutu établissement. Certes, je parlais anglais, mais… bon, c’était juste plus facile de parler sa langue maternelle…
Les portes devaient bien faire quatre bons mètres de haut et étaient sûrement faites de fer. Pour le reste, le paysage était monotone…
Une légère brise vint agiter mes courts cheveux argentés. J’attendais que quelqu’un vînt me chercher encadré par deux gardiens… J’aurais pu me débattre et essayer de me sauver, mais je savais pertinemment que ça ne servirait à rien… sauf peut-être donner satisfaction à quelqu’un… J’avais des menottes et j’étais sur une île… à part si je voulais me jeter dans l’eau et mit noyé, je ne vois pas à quoi ça servirait.
Une chose était sûre, j’allais adopter un profil bas… c’était la meilleure chose à faire et je le savais… À partir du moment où je m’suis fait arrêter puis condamner, je n’étais plus Silver claw une assassine respecté par les autres membres de l’organisation : Je n’étais plus rien de ça et j’avais perdu la position que j’avais réussie à atteindre. Je le savais et il ne servait à rien de le nier. Ici, je ne serais rien d’autre qu’une nouvelle dans la prison, mais je sais que quand le moment sera venu, je pourrais faire valoir mes talents et me faire respecter par les autres.
Finalement, la porte s’ouvrit.

Un homme dans la trentaine s’avança vers moi. Il eut à peine un regard pour moi et me dit de le suivre d’une voix froide. Bah, pas étonnant d’un gardien de prison! Sans même rechigner, je le suivis. Le silence était pesant et je décida d’engager la conversation. Dans un anglais qui avait un assez fort accent japonais, je lui demanda :

— Le temps est-il toujours aussi gris ici?

J’essayais de le déstabiliser. Un instant, je crus le voir tressaillir, mais il ne me répondit pas. Alors, je lui demanda d’une voix un peu inquiète :

— Est-ce que vous me comprenez ou est-ce que mon accent est trop fort?

Il se retourna et me dit :

«— Je vous comprends parfaitement détenue 969437. Si je n’ai pas répondu, c’est que je ne voie pas l’utilité de votre question. »

Détenue 969437… bah, s’ils avaient un but dans le fait de retiré leur nom aux détenus et de les remplacés par de chiffre, bin moi j’m’en foutais carrément! Akane ou 969437, c’était du pareil au même pour moi. Un simple arrangement de syllabe qui désignait quelqu’un ou quelque chose. Il me donna mon uniforme de prisonnière que je mis sans argumenté. Il me conduisit ensuite à ma cellule. La 7 je crois. Une chose allait me manqué par dessus tout dans cette prison : Mon petit labo personnel où j’aimais essayé de trouvé de nouveau poison. En fait, il me manquais déjà. La porte de ma cellule se referma sur moi. J’étais désormais enfermé, prisonnière.
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