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Colloc'action

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Aaron Sturk
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MessageSujet: Colloc'action Jeu 10 Juin - 20:29

Pas de chambre individuel, c’est bien ma veine ça. Et avec qui je vais tomber ? Pas quelqu’un de bruyant ou d’envahissant j’espère… Si je dois partager cet endroit avec quelqu’un, le mieux sera d’y passer le moins de temps possible et de faire comme si l’autre n’existait pas. Ce sera juste un lieu de sommeil, rien de plus. Ah mais quand même… Je n’ai jamais fais l’expérience de la collocation, j’ose à peine imaginer la suite. Peut être que si je fais une demande auprès de l’administration, je pourrai avoir une chambre seul. Je sais qu’au lycée, certains y arrivaient en prétextant être gay, qu’ils n’étaient pas capables de rester dans la même chambre qu’une autre personne du même sexe sans être perturbés. Ouais sauf qu’enfin là… Nous ne sommes plus des gamins, je ne pense pas que ça puisse passer. Enfer et damnation… Je ne me sens pas vraiment l’envie de fêter cette bonne nouvelle avec un cigare. Mais à voir Maria, il y a au moins quelque chose de bien : ici, on peut fumer à l’intérieur.

-Non. Merci.

Elle reprend donc sa boite et consulte son feuillet. Certainement son emploi du temps, je me demande bien où je devrai aller retirer le mien. Oh, je verrai demain, le jour officiel de mon embauche ici. Aujourd’hui, je suis encore libre et sans contrainte. Elle m’apprend donc que c’est avec elle que je logerais. Une femme… Ils en ont des manières étranges ici. Oui, encore une fois, je sais bien, nous ne sommes plus au lycée, ni en colo, mais ça m’étonne qu’ils n’aient pas prévu de regrouper hommes et femmes ensembles. Au moins, si elle fume –le cigare en plus- je pense que ça ne la dérangera pas que je m’en grille une dans la chambre. J’aime bien fumer au lit, devant un film par exemple, ou même le matin, quand j’émerge doucement.

Nous n’avons pas à marcher longtemps avant d’arriver devant la porte. Ca va, l’endroit a l’air assez propre, reste à voir la chambre elle-même. Maria m’ouvre et me laisse passer. Je remarque de suite qu’une partie de la chambre est clairement aménagé et personnalisé alors que l’autre est totalement vierge. Il n’y a qu’une seule petite étagère, ça va poser problème. J’attends un nombre important de livres avec le reste de mes bagages, ceux dont je n’ai pas pu me séparer. Je les emporte partout avec moi, comme des reliques.
Je pose mon sac prêt de mon lit tandis qu’elle s’avance sans fermer la porte. J’arrache la cravate d’autour de mon cou et la jette doucement sur les draps. Je me sens bien mieux ainsi, c’est oppressant de se sentir mouillé, sal, alors avoir quelque chose autour du cou ça n’arrange rien. Je me passe les mains dans les cheveux, pas de doute, j’ai besoin de me laver. J’ouvre donc la valise et en sort une chemise, un pantalon et un boxer propre. Je les mets sur l’oreiller. Je suis depuis tout à l’heure à la recherche de ce que je pourrai dire pour briser la glace, ma glace en fait… Pour vivre ensembles, elle devra bien faire semblant de m’apprécier et moi aussi, autant commencer rapidement.

-Cela vous dérange si je fume dans la chambre ?

On commence à entendre des bruits dans le couloir, quelqu’un de furieux hurle après je ne sais qui. Ce n’est pas agréable, après un si long voyage, j’ai besoin de calme. Alors, je m’approche de la porte et la referme sans violence. C’est alors que je remarque un détail sur elle qui m’interpelle. Dans ses cheveux, juste au niveau de son cou que je ne quitte plus des yeux. Je m’approche, tend la main vers elle et récupère avec délicatesse une petite araignée qui s’y était accrochée.

-Vous aviez ça… Dans les cheveux.

Je vais ensuite ouvrir la fenêtre et la pose sur le bord. L’animal s’empresse de s’échapper à toute allure. Je laisse ouvert, pour aérer. La pluie ne rentrera pas, nous sommes protégés par un toit qui déborde un peu. Quand je me retourne, elle est en train de se dévêtir, dos à moi pour le moment. Je me sens rougir et m’empresse de me détourner pour aller vers mon lit. J’y prends les vêtements que je m’étais préparé et lui dit sans me retourner pour la regarder :

-Je vais… Me doucher.

J’attrape une serviette et ma trousse de toilette et me dépêche de sortir de là. La gente féminine est une espèce que je ne connais que peu et qui je dois le dire me met mal à l’aise. Savoir que je vais partager une chambre avec une femme qui ne semble avoir aucune pudeur n’est pas pour me rassurer. Pour moi qui ose à peine me montrer en manches courtes devant quelqu’un, cette expérience risque d’être pour le moins… Eprouvante, sans compter que je m’apprête à me laver pour la première fois de ma vie dans des couches communes, où je n’aurai rien pour cacher ma nudité.
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Maria Von der Kreuz
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MessageSujet: Re: Colloc'action Jeu 10 Juin - 20:55

Il me demande si ça me dérange de fumer dans la chambre.

-Bien sur que non tant qu'on aère pour éviter l'odeur de tabac froid.

Je sens qu'on va bien s'entendre. J'ai moi-même des dizaines de livres. Goethe, Dante, Voltaire...Je lis toute sorte d'auteurs mais surtout les drames, et les questions de repentir m'attirent quand je choisi un livre. Je me demande si il a beaucoup de livres.


Il s'approche de moi et retire une arraignée. Je frissone au contact de ses doigts sur ma nuque.

-Vous aviez ça...Dans les cheveux.

-Ow euh merci.

Je souris. C'est sympa de me l'avoir enlevé. Il est p'têt pas si coincé et con qu'il en a l'air ! Il rougit alors que je commence à me changer et je l'entends préparer précipitament des affaires.

-Je vais...me doucher.

Il sort et je reste sur le cul. IL EST GAY OU QUOI ?! Alors là ça me tue. P'têt qu'il aime pas les allemands. Je m'assois sur mon lit et regarde en l'air attendant son retour. Je me prépare un petit interrogatoire. "T'aimes les allemandes ? T'as peur des blondes aux yeux bleus à forte poitrine ? T'es gay ? Je te plais pas ? Tu sais que tu me plais ? J'aime les roux."
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MessageSujet: Re: Colloc'action Jeu 10 Juin - 21:17

J’entre timidement dans les douches, il n’y a personne. Alors, je pose mes affaires sur une paillasse prévue à cet effet et je me regarde dans la glace. Derrière moi, je peux voir cette grande salle d’eau, vide, où tout le monde semble devoir se doucher à la vue des autres. Ca ne me plait pas, je me débrouillerai pour y aller aux heures où je suis pratiquement certain de ne croiser aucun collègue. Je déboutonne ma chemise et enlève avec délice ce vêtement mouillé. Mais le plus agréable est je crois le moment où j’enlève mon pantalon. Quel bonheur… Je déteste ça, les pantalons dont le bas des jambes est complètement souillé. Je n’ai plus qu’à me débarrasser denmes chaussette et de mon boxer. Pour ce dernier… Je me sens vraiment mal à l’aise. Je fini par le retirer péniblement, et je vais ensuite sous l’eau chaude, face au mur, les bras nerveusement repliés contre ma poitrine.

La douche fut éclaire, mouillé, lavé, shampooiné, rincé. Cela n’a pas pris plus de trois minutes. Je me dépêche de passer ma serviette autour de ma taille pour gagner un peu de pudeur. Là, quelques instants, je m’appuie contre la paillasse, le visage bas, les yeux clos, et je respire un grand coup. Ai-je vraiment eu raison de venir ici ? C’était par pur esprit de vengeance, mais mes conditions sanitaires sont beaucoup moins bonnes qu’à Oslo. Je ne vais jamais supporter de me laver comme ça tous les jours. Je sens que mes jambes tremblent un peu, c’est le stress, le stress de cette douche, le stress de cette nouvelle vie. Ah merde, merde… Pourquoi j’ai peur comme ça, c’est un nouveau boulot, c’est tout, je vais m’adapter, tout va bien se passer… J’avais peur aussi quand j’ai fais mon premier jour là bas, et ça s’est bien passé. Alors pourquoi je pleure, imbécile que je suis… Je me fais violence, me redresse et passe me mains sur mes joues en reniflant. Je m’approche d’un lavabo et passe un peu d’eau fraiche sur mon visage. Voilà, ni vu ni connu. Mes yeux ne sont pas rouges, mes joues non plus.

Je reviens dans la chambre tout habillé, mais pieds nus. Mes cheveux encore un peu humides sont en bataille. Je sais que si je les laisse sécher sans les coiffer, j’aurai la tête toute bouclée, ça me rajeuni, et je n’aime pas cela. Alors, tout en me passant un coup de peigne, je la regarde, assise sur son lit, habillée cette fois. Pourtant, c’est la brève image que j’ai eu d’elle, de dos, où je n’ai pourtant vu que ses épaules nues qui me vient en tête. Si ça se trouve, elle pensait que je ne regarderais. Je détourne le regard et dépose dans mes tiroirs les quelques habits que j’ai emporté. La valise trempée elle fini sous le radiateur avec mes chaussures. Décidant de faire avec Maria comme si de rien n’était, je lui dis :

-Nous allons le prendre ce café ?

Ma voix était moins plate que d’ordinaire, même moi je l’ai entendu. Quand on me connait bien, on sait que cela révèle un certain malaise, ce n’est pas moi, ce n’est pas naturel… Enfin bon, qu’importe. Je m’assois sur mon lit et enfile chaussettes et chaussures, puis je me redresse en m’étirant.
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MessageSujet: Re: Colloc'action Ven 11 Juin - 4:19

J'étais perdue dans mes pensées...Je n'avais jamais eu de soucis pour plaire aux hommes...Dieu que c'est perturbant.
Je repense alors à Stjepan que j'avaix très vite conquis. Row...Ce bosniaque aux cheveux teints en vert était une vraie bête...
Pourquoi je lui plais pas à celui-là ! Aurai-je pris du poids ?! Je n'ai pourtant pas arrêté le sport.

Je regarde les barreaux qui se trouvent à notre fenêtre. Idéal...Ma belle prison bien lotie...Je deviens dingue. Je suis envahie
chaque nuit que Dieu fait par des images de mes victimes pendant les opérations que je pratiquais. Les terreurs nocturnes...C'est
si tendre...Je ne veux plus dormir...Depuis que j'ai fait cet affreux cauchemar...J'étais entrain d'opérer mon double à coeur ouvert.

"
Pourquoi fais-tu cela...?"

Ma voix...Suppliante...C'était affreux...J'entends un bruit et sursaute. Après observation de mon visiteur, mon regard s'adoucit et je
pousse un soupir rassuré.

-Ah c'est toi ! Excuse-moi je rêvassais.

Il a l'air visiblement assez perturbé. Je lui souris gentillement et l'observe ranger ses affaires lorsqu'il me proprose d'aller boire ce
café que je lui avais promis.

-Le café ! Ah oui ! Viens c'est par là.


Je le conduis à la salle de repos et m'approche de la machine après lui avoir désigné une table. La salle est déserte et c'est tant mieux.
Je n'aime pas trop croiser les collègues en ce moment. Non pas qu'ils m'emmerdent ou quoi que ce soit. Mais leur regard sur moi m'arrache
le coeur. Ils ne me connaissent pas mais me jugent déjà...Heureusement que les anciens sont présents...

-Tu prendras quoi ? Moi j'suis plutôt boisson fraiche !

D'ailleurs je me dirige vers la machine juste à côté de la machine à café et prend une canette de boisson énergisante. Oui, je sais
c'est mauvais pour le palpitant patati patata...Surtout avec les drogues de combat qu'on m'a fait prendre sous le Reich. Je lui souris.

-Tu sais...Je me demande si je te plaisais...Mais je me suis dit que tu avais peut-être un problème avec les allemandes blondes aux yeux bleus à forte poitrine.

Bah oui ça arrive. Je lui souris et m'approche tel un félin et lui fait un sourire sincère.

-Tu me plais minet...J'ai toujours eu un faible pour les roux.
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MessageSujet: Re: Colloc'action Ven 11 Juin - 7:56

Avant de quitter la pièce, j’attrape ma cravate toujours sur les draps propres et la range à son tour. J’emboite ensuite le pas de ma colocataire qui rêvassais, et ensembles, nous prenons la direction de la salle de repos. Il faudra que je pense à acheter une bouilloire dans la chambre, histoire de pouvoir me faire du thé quand j’en ai envie. Je n’aime pas l’idée de devoir aller dans un lieu commun pour chacun de mes besoins. Ce sera déjà cela de moins. De plus, je peux constater en arrivant dans la dite salle de repos qu’elle est grande, elle peut donc accueillir beaucoup de gens, ce qui fait beaucoup de gens à supporter. Cela va certainement être un endroit bruyant, d’où fusent ragots et commérages. Pas vraiment mon truc.

Je prends place à la table, après m’être sélectionné un café sur la machine. Je ne suis pas vraiment boisson fraiche, surtout les énergétiques. C’est tellement sucré, chimique… Cela me donne des hauts le cœur. Je tapote des doigts sur la table, tout en surveillant le gobelet de plastique se remplir doucement. Je redresse finalement le nez quand elle s’adresse à moi, me posant une question pour le moins dérangeante. Pourquoi elle me demande ça ? Parce qu’elle a remarqué que je l’avais vu à moitié nue ? Mais je n’y suis pour rien moi ! C’est pas comme si je l’avais fais exprès. Super, je passe pour un voyeur maintenant. Je me redresse, je n’ai pas envie que cette conversation s’éternise. Je vais avaler mon café et filer d’ici.

Mais alors que je m’apprête à aller vers la machine, je la vois s’approcher dangereusement de moi. Je fais un pas en arrière, je me cogne dans une chaise, c’est bien moi ça, puis je me recule à nouveau un peu plus. Et puis, je me mords la joue de l’intérieur, furieux. A peine suis-je arrivé qu’on commence déjà à se foutre de moi. Bien joué, mais celle là on me l’a déjà faite, et ça ne prendra plus. Toujours à reculons, je vais jusqu’à la porte et attrape la poignée. Là, je me retourne et met un pied dans le couloir, mais avant de sortir, je la regarde bien dans les yeux, les miens sont noirs, plissés.

-Je ne suis pas roux.

Je n’aime pas qu’on me fasse remarquer de façon si grosse ma couleur de cheveux. Alors devant une affirmation aussi idiote que « tu es roux », ou quelque chose qui s’en approche, autant répondre quelque chose de stupide. Je me retire ensuite, doucement d’abord, je referme la porte, puis je hâte mon pas et entre dans la première pièce que je trouve. Un placard à balais, c’est parfait, personne ne pensera à venir me chercher ici, et au moins, j’aurai le temps de me calmer. Décidément, ce nouveau boulot commence bien…
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MessageSujet: Re: Colloc'action Ven 11 Juin - 17:55

-Je ne suis pas roux.

Attends ! Mais je rêve ! Il se barre là ! Je reste assise en finissant ma boisson énergisante. Mein gott...Il est coincé....Je me demande comment faire pour réussir à le séduire....Je me plonge alors dans une profonde réflexion et décide de me rendre dans la salle des dossiers.

Mmmh...Struck...Struck Aaron. TROUVE ! Et monsieur vient...d'IRLANDE ! OW le pays de rêve. Je n'en ai pas lu d'avantage après tout il a droit à sa vie privée non ? Même si j'ai déjà commis une violation.

Je retourne à la chambre et sort une boite format livre de poche avec le drapeau de l'Irlande dessus. J'en sors les photos de mon voyage là-bas. J'ai plusieurs boites comme ça. Allemagne, Japon, Russie, France, Italie...

Je pose les photos sur son lit et ajoute un post-it.

"Je te les prête ça m'a aidé quand j'ai eu le mal du pays."

Je parlais bien sur dans mon cas des photos que j'avais faite de l'Allemagne. J'espère qu'il appréciera l'intention. Pour ma part, je m'éloigne et décide d'aller faire un peu de musculation. Ca me détend en général.
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MessageSujet: Re: Colloc'action Ven 11 Juin - 19:18

Je reste environ une heure dans mon placard. Je déteste, mais alors, je déteste qu’on me parle de mes cheveux. Ah, je sens qu’elle va être belle la collocation. Je vais faire une demande de changement de chambre, et le plus vite possible. Je veux être tout seul, c’est pas trop demander ça, je veux juste être tout seul… Devoir supporter les autres dans la journée, c’est une chose. Ne jamais avoir un moment à soit, ça en est une autre. Bordel de dieu… J’aurai pas du quitter Oslo. Reste à voir comment est le poste de gardien en lui-même, j’espère qu’au moins là, je n’aurai pas de mauvaise surprise.

Finalement, je sors, et je me rends dans la cour intérieur que j’ai repéré tout à l’heure. Et là, je me grille facilement trois ou quarte clopes à la suite. Je sens sur moi des regards surpris, personne ne me connait c’est normal, non, ils ne regardent pas mes cheveux, ils ne les regardent pas… Mets toi ça dans le crane… Un grand type chauve vient me demander qui je suis, je lui explique donc que je suis nouvel agent de sécurité ici. Et voilà qu’il commence à parler… Je n’en ai rien à fiche que tu sois là depuis trois mois mon grand, fous moi la paix. Aller, salut. Je prétexte une envie pressante pour prendre congé. Mais au final, je ne sais pas où aller. Je n’ai pas encore envie de fréquenter les détenus, et il est hors de question que je retourne en salle de repos ou dans ma chambre. Alors, je finis par retourner dans mon placard, je n’y étais pas trop mal après tout.

Réfléchir, penser, c’est ma spécialité. Je ne m’ennuie jamais, aussi, ces trois dernières heures sont passées vite. Quand je ressors, il est bien 19h30. Le couloir est désert, tout le monde doit manger, cette Maria aussi d’ailleurs. Je vais en profiter pour aller me coucher, le voyage m’a fatigué, comme ça quand elle reviendra, je dormirai déjà et ça m’évitera d’avoir à lui parler. J’entre dans la chambre, prudemment. Ouf, je suis seul. Je me débarrasse de ma chemise que je jette sur une chaise et je fais de même avec mon pantalon. D’ordinaire, je dors en boxer mais là, l’idée ne m’enchante pas vraiment. Heureusement, j’ai prévu le coup. J’enfile un large t-shirt noir, visiblement abimé par le temps, et je troc mon sous vêtement pour un caleçon, plus confortable pour la nuit.

Alors que je m’apprête à aller dormir, je remarque sur mon lit quelque chose, un tas de photos, avec un mot. Le mal du pays de quoi… De quoi elle se mêle celle là. J’en regarde vaguement un ou deux, et je reconnais le paysages d’Irlande. Mais quelle… Alors voilà, tout de suite, je suis roux alors je suis Irlandais. Furieux, je les jette sur le sol et frappe le mur avec mon poing. Aie, aie… J’me suis fais mal, saloperie de mur en pierre. D’un geste rapide, je porte ma main à ma bouche et me mord le doigt pour tenter d’oublier ces lancements que provoquent en moi la blessure. Je saigne un peu, sans plus, une écorchure. Je m’assois sur mon lit, pour reprendre mon calme. Ca m’énerve… Depuis toujours, c’est la même chose. A la saint Patrick, dès qu’on entend une musique un peu celtique « ah bah tu dois aimer ». Abrutis… D’abord, je me considère comme français, j’ai passé beaucoup plus de temps en France, et quand je parle allemand, j’ai plus un accent français qu’autre chose. Ah ces conclusions attives comme ça… Ca… Ca m’énerve ! Et puis tiens, je vais lui montrer qu’on peut se tromper. Je ramasse les clichés, les pose sur son lit et ajoute en bas du post it « Je suis français ». Ce n’est pas tout à fait vrai ok mais… Elle n’a aucun moyen de le vérifier, et puis, ça lui fera une leçon.
Ensuite, je me couche, après avoir fermé les rideaux. Mais je n’arrive pas à trouver le sommeil, je me tourne, me tourne et me retourne sans y arriver. Quand, soudain, j’entends la porte s’ouvrir. Je décide de fermer les yeux, et de faire semblant de dormir.
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MessageSujet: Re: Colloc'action Sam 12 Juin - 5:03

(XD décidément tu ne fais rien pour faciliter le contact)

Je rentre enfin dans notre chambre. J'ai passé ces dernières heures à faire de la muscu. J'me sens bien plus légère après avoir fait ça et prit ma douche, ce que je me suis empressée de faire pour aller au réfectoire m'enfiler une salade bien méritée. Je regarde la chambre et voit que mon collègue est déjà couché. Je souris peinée. Je vois les photos de mon voyage étalées sur mon lit. Je vois un mot de plus sur mon post-it et le prend pour le lire. Roh pourvu qu'il me dise "Merci ça m'a fait plaisir."

"Je suis Français."

-Ah ? Ce n'est pourtant pas ce qui est écrit sur son dossier...

Je commence à culpabiliser. Il a du croire que je faisais un cliché...Moi aussi je m'énerve quand on me parle de clichés allemands. Mais quelle con ! J'veux me rapprocher de lui et j'l'éloigne avec mes conneries ! Je m'assois sur mon lit et commence à lui parler. J'espère qu'il m'entendra dans son sommeil...

-Je suis désolée de t'avoir froissé Aaron. Ne crois pas à un cliché...Roh je suis pas douée pour les excuses...Ni pour me faire des amis...J'ai lu sur ton dossier que tu étais irlandais alors j'me suis dit...J'avoue c'est con de l'avoir pensé mais j'me disais que toi aussi t'étais loin de chez toi comme moi...Enfin bon. J'crois que je te laisserai de côté maintenant...Après tout...Tu dois me détester...Remarque ça doit être prévu dans mon repentir...Pardonne-moi.

Je souris tristement et me déshabille pour enfiler une de mes nuisettes parisiennes. J'aime beaucoup la lingerie française. Je l'avoue...Enfin bref. Je me couche et m'endors après 3 jours sans sommeil l'energy drink ne tient plus... Je me sens sombrer...

/Je suis dans mon infirmerie en pleine opération à coeur ouvert. Je dois encore une fois tenter d'implanter un coeur d'animal dans un corps humain. Le but était de voir si on pouvait tenir avec un coeur plus puissant que le nôtre et si nous pouvions donc nous booster comme des machines...

Mais...OW NON pas encore ! NON !/

Je dors toujours mais je transpire. Je remue dans tout les sens en hurlant "RENDEZ-MOI MON COEUR !" "Je ne voulais pas ! J'étais obligée ! Le führer m'aurait fait exécuter avec ma famille !"

Au secour. Sauvez-moi de ce cauchemar pitié...
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MessageSujet: Re: Colloc'action Sam 12 Juin - 6:26

Dans mon dossier ? Parce qu’elle a été fouiller dans mon dossier ? Elle veut quoi en plus, mon groupe sanguin ?! Je sers le poing caché sous le drap. Je lui ai fais quoi au juste pour qu’elle s’acharne directement sur moi comme ça ?! Ca m’énerve… Vivement qu’elle dorme, je n’en peux plus de ses excuses bidons. En plus, elles sont la preuve que je fais mal semblant de dormir, puisque Maria a remarqué que j’étais éveillé. Tant pis, je ne me « réveillerai » pas, hors de question de lui donner cette satisfaction. Elle continuera à parler dans le vide, j’en fais un serment.

Finalement, elle se couche à son tour, enfin. Je ne bouge pas d’un cil, jusqu’à ce que j’entende une respiration régulière et profonde. Elle s’est finalement endormir avant moi. Je me redresse et m’adosse contre le mur. Le sers mon oreiller contre mon ventre, et un tas de questions me traversent l’esprit. Jusqu’ici, ça se passait plutôt bien avec mes collègues, en tant que gardien j’entends. Je n’étais pas vraiment proche d’eux, mais au moins, je n’avais pas ce genre de comportement à supporter. Mais on m’avait dis que les norvégiens étaient tous plus ou moins sympa, je croyais simplement que c’était l’âge… Mais non, puisque l’Allemagne accueillait des gens bien moins agréables, en tous cas, au premier abord.

Je sursaute quand elle se remet à me parler, je comprends rapidement qu’elle est simplement en train de rêver. Si elle va jusqu’à m’empêcher de dormir… Trop c’est trop, je craque. En plus, elle est là à geindre, ça se voit bien qu’elle fait semblant ! Elle veut m’attendrir, mais non, non, niet ! Oh, et puis ça suffit. D’un bond je me lève, et embarquant mon oreiller sous mon bras, je m’apprête à quitter la pièce. En fouillant un peu, je vais bien trouver une chambre de vide. Ca me permettra de dormir, et elle aussi, quand elle se rendra compte que son petit cirque ne sert à rien.
Je pose la main sur la poignée, mais m’arrête… Elle fait vraiment semblant ? Elle est limite en train de pleurer là… Ah mais oui, c’est une femme, les femmes sont perfides. C’est facile de faire semblant de pleurer. Mais je… Je la regarde. Je n’aime pas voir une femme pleurer. Je soupir et jette mon oreiller sur mon lit. Je vais la réveiller, c’est tout, après, j’irai me coucher. Même si elle fait semblant, elle n’aura rien gagné. Si ce n’est que j’aurai eu l’air con à réveiller quelqu’un qui… Peu importe.

Je m’approche et m’assoit sur le côté de son lit. Là, je me demande quoi faire, ce n’est pas mon fort ce genre de chose. La solution vient d’elle-même. Elle fait un violent mouvement du bras, et j’attrape sa main in extremis avant qu’elle ne frappe mon épaule. Je la presse doucement, et lui murmure un « réveillez vous » d’une voix douce.
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MessageSujet: Re: Colloc'action Sam 12 Juin - 8:39

/Je sens un poids à côté de mon corps. ECARTEZ-VOUS ! Ne me touchez pas ! Mon coeur n'appartient qu'à moi ! Je le sens trifouiller dans la plaie. Je hurle. /

-NE ME TOUCHEZ PAS ! AAAAAH !

Je crie j'ai mal. Je sens mon coeur exploser dans ma poitrine. Je souffre...

/Je ferme les yeux c'est décidé je lache prise...Allez vous faire foutre...Je ne veux plus souffrir...J'entends qu'on s'affaire autour de moi.

-Ranimez-la ! On va la perdre !

Un choc electrique dans ma poitrine./

Mon corps fait un bond alors que j'hurle. Je tente de frapper la personne dont je sens le poids à mes côtés. Il m'attrape le poignet et murmure "Réveillez-vous".

/ "Réveillez-vous"

De l'eau rouge...Je me retrouve entourée de sang noyée dedans avec le reste de la salle. J'ouvre les yeux et me lève en sursaut./

-AAAH !

Je reprends conscience. Je suis en nage et en larmes. Je reprends mon souffle comme si j'avais fait de l'apnée pendant une heure. Je le regarde un instant encore sous le coup de la peur et me lève pour courrir vers nos toilettes dans une tite pièce à côté.

Je vomis. Quelle horreur. C'est un peu de mon sang dans la cuvette. Je colle mon poing dans le mur avec rage. PUTAIN ! Je me rends malade à force !

Je reviens un peu plus calme et pose une main sur l'épaule d'Aaron.

-Excuse-moi...Je suis malade ces temps-ci...Je t'ai empêché de dormir...Je vais fumer un cigare ça va me calmer...

Je prends mon manteau long noir et mes cigares avec mon Zippo et me dirige vers la porte de notre chambre hésitante à sortir dans cet état.
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Aaron Sturk
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MessageSujet: Re: Colloc'action Dim 13 Juin - 14:16

Houla. Je m’étais baissée sur elle, pour guetter sur son visage toute trace de réveil, et en se redressant, elle manque de peu de me donner un coup de boule. Et alors qu’elle me regarde les yeux emplis de terreur, je l’interroge du regard sur ce qui a provoqué en elle une réaction si violente. Mais elle ne dit rien, et d’un bond, elle se lève pour courir vers les toilettes. Diantre… Je hausse les sourcils et me redresse doucement pour retourner jusqu’à mon lit. Pour un cauchemar, c’est un cauchemar. Je me demande sur quoi c’était… Je me gratte la tête et baille. Je me demande aussi quelle heure il est. Pas très tard je crois, la nuit n’est même pas encore tout à fait tombée. Je pense que je n’arriverai pas à dormir tout de suite de toute façon, quand elle sera recouchée, je n’aurai qu’à me prendre un bouquin.

Je ne l’entends pas revenir et sursaute quand elle pose sa main sur mon épaule. J’ai un geste de recul, je n’aime pas qu’on me touche. Sentir une main sur moi quand je ne l’ai pas désiré, c’est comme me faire bruler. J’ai le réflexe de m’éloigner, je cherche toujours à éviter le contact. Sans vraiment la regarder, je lui réponds :

-C’est rien… Ca arrive.

JE redresse ensuite les yeux pour la voir enfiler son manteau par-dessus sa… Merde alors. Je sens le rouge me monter aux joues. Je n’avais pas remarqué sa tenue légère. Je détourne la tête jusqu’à ce qu’elle ait refermé sa veste. Ca n’a pas l’air d’aller bien, je la sens faible, je l’imagine assez mal aller dehors, et je la prends en pitié. J’étend le bras jusqu’à ma table de nuit pour prendre mon paquet de cigarettes et m’en allume une avant de l’interpeler.

-Eyh. On avait dit qu’on pouvait fumer dans la chambre, c’est ok vous vous souvenez ?


Je n’ai pas l’impression qu’elle soit consciente de ce qu’elle s’apprêtait à faire. Sortir à moitié nue dans un lieu pareil. Je sais que les prisonniers sont censés être en cellule à cette heure mais tout de même. Je veux dire… C’est une belle femme, il n’y a pas de doute là-dessus. Elle le sait, elle en joue, je l’ai bien vu. Elle devrait faire un peu plus attention à elle ou il lui arrivera des bricoles un de ces jours.
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Maria Von der Kreuz
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MessageSujet: Re: Colloc'action Dim 13 Juin - 17:10

Il recule quand je lui touche l'épaule. J'esquisse un air peiné, il a du entendre mes cris...COmprendre l'immondice que je suis...

-C’est rien… Ca arrive.

Alors pourquoi tu recule Aaron ? Je te dégoute ? Parle moi quoi ! Enfin merde...De toute façon...

Alors que je m'apprête à sortir, il attrape son paquet de cigarette et s'en allume une. Il m'interpelle pour me rappeller ce qui fait partie de notre..."protocole de cohabitation".

-Eyh. On avait dit qu’on pouvait fumer dans la chambre, c’est ok vous vous souvenez ?

Je lui souris brièvement. Je me sens faible et pâle. Je tremble un peu. Je suffoque je l'avoue.

-Je...J'ai besoin de prendre l'air.

Cette loque qui veut sortir ce n'est pas moi. Moi je suis forte et je ne tremble pas ! Je n'ai pas cette voix hésitante ! Je sors et m'écroule au sol. Je suis trop épuisée et affaiblie par ce cauchemar...Pardonne moi Aaron... Mais je t'en prie ne me laisse pas vautrée au sol. Porte moi à mon lit...

Mon manteau est ouvert et je porte mes talons aiguilles. Je sens l'air courrir sur mon ventre nu qui n'est couvert que par le tatouage que mes collègues m'avaient si "gentillement" fait sans mon consentement. Ma nuisette s'est apparament relevée...
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MessageSujet: Re: Colloc'action Dim 13 Juin - 17:43

Après tout, si elle veut sortir, c’est elle qui voit. Je ne m’en fais pas un problème et m’affale contre mon oreiller en soupirant d’aise. Rien de mieux qu’une clope au lit, quand on a rien à penser, quand on est seul… Et j’en profite, je sens que je n’aurai que rarement des instants comme ça. On va certainement avoir les mêmes horaires, donc, on rentrera aux mêmes heures. Sauf si je demande à travailler de nuit. Mais je n’aime pas dormir le jour, à la lumière. Si j’avais été dans mon ancien appartement, cela ne m’aurais pas dérangé outre mesure, mais ici, il n’y a pas de volets, et les rideaux sont minces. Peut être que si je…

Boum ! J’ai entendu un bruit sourd. Je relève le nez et regarde autour de moi, rien. La porte est restée ouverte tiens, elle a du oublier de fermer en partant. Pas étonnant vu son état. Le bruit, ça venait certainement du couloir. Et bah… Quand il faut y aller, il faut y aller. Je me relève en maugréant, la cigarette coincée entre les lèvres et vais pour pousser la porte quand je vois une jambe nue sur le sol. Merde… Je fronce les sourcils, et m’approche un peu plus de l’ouverture pour découvrir Maria étendue sur le sol, débraillée. Merde ! Je ne vois pas d’autre mot. Sans me soucier de l’hygiène de notre espace, je jette ma clope sur le sol et vais me pencher sur elle.

-Mademoiselle von den… Der, de… Mince, j’ai oublié, bon ce n’est pas le plus important de toutes façons. Mademoiselle, vous m’entendez ?

De nouveau je lui prends la main, mais devant son manque de réaction, je me résous à l’idée de devoir la porter jusqu’à son lit.
Oh mon dieu, oh mon dieu, oh mon dieu, pourquoi moi… Et pourquoi est-elle à moitié nue ? Je ferme les yeux, crispé, les dents serré et la soulève sans problème alors que sa nuisette remonte encore un peu plus si c’était possible. On n’a pas idée de sortir comme ça. Le lit, le lit, le lit, et vite. Je la pose avec délicatesse et me recule d’un pas avant de me retourner. Nerveux, je me mets à secouer mes mains comme si j’essayais quelque part de me purifier. Puis je les passe dans mes cheveux avant de soupirer. J’ai toujours une malade sur le feu, et il faut que je m’en occupe. Je lui refais face, et sans plus attendre, je la recouvre de sa couverture.

-Mademoiselle ? Mademoiselle ?


Je me penche sur elle. Elle ne m’impressionne plus ainsi couverte. J’ai toujours ce même réflexe de lui prendre la main, vieille trace d’un cours de secourisme (obligatoire) que j’ai suivi. Je me rappelle déjà à l’époque, cette angoisse, cette épreuve que ça avait été de serrer la main d’un inconnu, juste pour une stupide, stupide, stupide démonstration !
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MessageSujet: Re: Colloc'action Dim 13 Juin - 18:04

Je me sens transportée jusqu'au lit et me sens couverte. Une main serre la mienne. J'entends vaguement des mots qui s'alignent les uns derrière les autres.

-Mademoiselle ? Mademoiselle ?

J'ouvre les yeux et le regarde calmement. Je murmure.

-Maria...Appelle moi Maria...Merci Aaron...

Je souris vaguement. Je n'avais jamais fait de malaise auparavent. Il m'a sauvé et je lui en dois une. Je ne veux plus bouger. J'avoue que je ne sais pas trop ce que je pourrais dire. Aussi je l'embrasse doucement sur la joue.

-Je te dois une fière chandelle. Permets-moi de te demander de devenir mon ami.

Si il ne veut pas être mon amant. Soyons au moins amis ! Ca peut toujours être sympa après tout ! Non ?

(Très court mais je ne sais quoi dire pardonne moi)
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MessageSujet: Re: Colloc'action Dim 13 Juin - 18:27

Maria, bon et bien allons y pour Maria, ça ne me dérange pas outre mesure si c’est elle qui le demande. C’est juste que je n’aime pas me montrer trop familier avec les autres, il y a cette barrière qui existe entre nous que je tiens à mettre en avant. Pas comme certains qui trouvent un malin plaisir en la dissimulant pour mieux se cogner dedans après. Je ne me serai pas permis de l’appeler par son prénom avant, ce n’est pas mon pote de l’armée non plus ! Déjà, le fait que je sois là, penché sur son lit, c’est un fait rarissime. M’occuper de quelqu’un, ce n’est pas vraiment mon fort. Je l’ai cependant déjà fait, plus d’une fois. Quand il y avait des bagarres entre prisonnier, je m’occupais parfois des blessés, sans conviction, c’était juste mon métier.

D’ailleurs, j’aurai du me redresser plus tôt, et ne pas me laisser avoir. Le contact de ses lèvres sur ma joue me donne comme une puissante décharge électrique. Je lâche soudainement sa main, et bond littéralement en arrière. Ah non, non, non, non ! Je n’aime pas ça, je n’aime pas ça ! Il faudra que je lui dise d’ailleurs, elle a l’air assez tactile. Ses mains sur l’épaule et tout cela, il va falloir qu’elle arrête si elle ne veut pas me voir devenir fou avant la fin du mois. On me dit souvent que je suis contradictoire, qu’en tant que gardien de prison, je suis amené aux contacts physiques. Mais ce n’est pas pareil, pas pareil du tout même… Je ne saurai pas l’expliquer, la relation n’est pas la même. Ce sont des bandits, des gibiers de potence, à mes yeux, ce ne sont même plus des hommes. Les toucher ne me dérange pas.

Je suis dos à elle, le visage enfoui dans mes mains, le souffle court, la mâchoire serrée. Je sens mon cœur frapper dans ma poitrine, mais il ralentit, tout doucement, et fut et à mesure que les secondes passent. C’est à peine si j’ai entendu ou réfléchi à sa proposition que je préfère pour le moment ignorer. De une, je la vois mal dire quelque chose de censé dans l’état dans le quel elle se trouve, de deux, je ne suis pas non plus moi-même dans mon état normal, de trois, je n’ai pas d’amis, et ça a toujours été comme cela. Je ne vois pas pourquoi ici, dans le trou du cul de l’Allemagne, ça devrait changer.

-Je pense que je devrai aller réveiller l’infirmière, qu’elle regarde votre état.

Je respire un grand coup, cela me permettra de me recentrer quelques instants. D’un autre côté, je ne sais pas où se trouve l’infirmerie, je ne sais même pas si l’on peut déranger l’infirmière à cette heure, et je ne sais pas non plus s’il est bien sage de la laisser sans surveillance. C’est pour cela que malgré mes paroles, je reste planté là, toujours dans la même position, à deux ou trois pas d’elles, face à mon propre lit.

[Ca ne me pose aucun soucis, tant que tu fais avancer le topic ^^]
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MessageSujet: Re: Colloc'action Lun 14 Juin - 16:56

Je dois réellement le dégouter. Il s'échappe quand je l'embrasse sur la joue. Il serre les dents et souffle. CA Y EST C'EST BON J'EN AI MARRE ! Je me lève comme une enragée et m'allume une clope alors qu'il est entrain de me parler avec ses mimiques de tapettes.

-Je pense que je devrai aller réveiller l’infirmière, qu’elle regarde votre état.

-L'INFIRMIERE TU LA LAISSE OU ELLE EST JE L'EMMERDE ! CA VA BIEN ! RETOURNE TE PIEUTER ET VA TE FAIRE VOIR !

C'est bon ! Ca me gave j'en ai marre ! Il me soule ! Toujours à faire son coincé ! Je sors comme une furie en pestant comme un anglais. La clope au bec j'enrage comme une tarrée.

-Y'en a marre de ces pauvres tarrés traumatisés !

(Désolée mais Maria pête très vite des cables)
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MessageSujet: Re: Colloc'action Mar 15 Juin - 9:00

Je me fige. Tout cela ne fait que me conforter dans mon idée, ne jamais, au grand jamais, faire confiance à quelqu’un. Même rien qu’un peu, ça se termine toujours pareil. Les insultes, les moqueries. Cette femme que je connais depuis douze heures à peine se croit déjà meilleure que moi. C’est la nature humaine qui refait surface. Et la nature humaine, je ne l’aime guère. Elle mérite d’être punie, chaque faute mérite punition. Et c’est mon rôle de la donner à ceux qui passent entre les mailles du filet, cela fait bientôt six ans que je l’ai décidé. Je laisse Maria partir, je ne ferai rien pour la rattraper, ou chercher à me réconcilier. Ma tâche est bien différente. Cherchez-moi, et vous découvrirez un tout autre Aaron Sturk. Le vrai, celui qui a comprit comment fonctionnait le système, celui qui sait faire ce qu’il faut, et celui que je devrais être en permanence à vrai dire…

Les poings serrés, je reste immobile de longue minutes après qu’elle soit partie. Et puis, avec tout le naturel et le calme du monde, je m’habille, je remets mes chaussures, et je me réajuste devant le petit miroir au dessus de ma commode. Dans ma valise, il y a mon sac en bandoulière, vide. Mais je savais que j’en aurai besoin. J’y mets les quelques livres que j’avais emporté et mes effets personnels tels que porte feuille et papiers d’identité. Il ne me reste plus dans cette chambre que mes vêtements et ma trousse de toilette.
J’ouvre cette dernière, et y prend la bouteille d’alcool à soixante-dix pourcent que j’avais pris en prévisions de ces quelques blessures inévitables en prison. Je l’ouvre, mes gestes sont d’un automatisme à faire peur, mon regard est vide, j’ai presque l’air absent. Je ferme les yeux, et respire cette odeur forte qui m’empli et me brule le nez. Alors, je m’approche du lit de cette femme perfide, et j’y vide la moitié de la bouteille, l’autre étant pour sa commode. Je jette le flacon vide sur le sol et m’approche de la porte. Je me baisse, récupère la cigarette que j’avais jeté, qui s’est à moitié consumée puis éteinte, et je la rallume.

Je m’adosse au mur et regarde par la fenêtre. La nuit est désormais complètement tombée. Il y a pas mal d’étoiles, le ciel est dégagé. Dommage qu’il y ait ces barreaux. Je vais sortir un peu prendre l’air, j’ai toujours adoré passer des nuits dehors à songer en solitaire sous les étoiles. J’ai mes bouquins avec moi, je trouverai bien un lampadaire à la lumière du quel les lire. Ce n’est pas ce qui manque dans un endroit comme celui-ci, qui se doit d’être constamment éclairé. Je regarde ma montre, il n’est que onze heure, j’espère qu’ils ne sont pas trop nombreux à être couchés parce que…

Je jette mon mégot encore allumé sur le lit qui prend feu instantanément. Les flammes tout d’abord timides deviennent rapidement énormes et dévastatrices. Elles s’étendent jusqu’au meuble qui s’embrase comme du bois mort. Je souris. Purifier par le feu. Voilà qui devrait la faire réfléchir à ce qu’il faut dire ou ne pas dire à un pauvre taré traumatisé. Je quitte la pièce et ferme la porte, tout en allumant une autre cigarette. Je prends le chemin de la cour, calmement. Et j’entends, arrivé au bout du couloir, l’alarme se déclencher. Les gens commencent à s’agiter dans les chambres, certains se plaignent, tous croient encore à un exercice. Je vais les laisser gérer cela, quand ils réagiront, il sera trop tard pour la chambre, trop tard pour les meubles, pour ses précises photos, et tout ce à quoi elle tenait.

[Suite pour Aaron => Haut perché ]
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MessageSujet: Re: Colloc'action Jeu 17 Juin - 14:34

Je rentre après m'être calmée en aspirant de longues bouffées de mes chers cigares...Je renifle l'air et sent une odeur de brulé. Je connais cette odeur...C'est la même que le camp lors de cet incendie... J'entre dans ma chambre et voit mon côté entrain de cramer. Je vois rouge. Ca ne peut être que cet enfoiré d'attardé de mes fesses !

-ESPECE DE TRIPLE MERDE ! J'VAIS TE FAIRE MORFLER MOI !

Je prends sa couverture et éteint le feu avec. Je sors ensuite mon Schnaps et en boit une gorgée avant de prendre mon zippo et de cracher l'alcool dessus provocant ainsi une flamme sur son lit et son armoire. Je sors des lames et ressort tout mon équipement guerrier. Ca va chier Aaron je te le jure...
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Colloc'action

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